Le Vietnam est un pays superbe, riche en histoire, en paysages variés et en traditions encore très présentes. C’est aussi un pays qui connaît une forte poussée du tourisme : les infrastructures se développent, les villes changent vite, et certains lieux deviennent très fréquentés. Voyager au Vietnam, c’est accepter ce contraste entre authenticité, modernité et affluence.
C’est également un pays épuisant à parcourir : les distances entre les villes principales sont immenses, on bouge souvent tous les 2 à 4 jours pour profiter un maximum du voyage, et le bruit constant, surtout les klaxons, utilisés comme un véritable langage, peut fatiguer les personnes sensibles au rythme urbain, comme moi. Malgré cela, l’expérience reste unique, profondément enrichissante, et le pays mérite largement qu’on prenne le temps de le découvrir sans se précipiter.
Le Vietnam est fréquemment touché par des typhons entre septembre et octobre. Ils peuvent entraîner des annulations de transport, des glissements de terrain (Sapa) ou la fermeture des baies (Halong, Lan Ha). Mieux vaut garder un itinéraire modulable et des hébergements annulables. Et surtout éloignez-vous des zones côtières.
Nous avions réservé une croisière de luxe 3 jours / 2 nuits, finalement écourtée à 2 jours / 1 nuit à cause du typhon. Même si tous les bateaux suivent le même itinéraire (programme validé par la direction des baies), l’expérience reste assez cool : paysages magnifiques, eaux turquoise et couchers de soleil spectaculaires.
Si vous avez le temps, privilégiez 3 jours pour profiter davantage des excursions (kayak, grottes, plages) ou faites des excursions à la journée si vous avez un budget serré.
Un endroit absolument magnifique, souvent surnommé la « baie d’Halong terrestre ». Nous avons logé au The Goat Hotel, un havre de paix entouré de montagnes, parfait pour se reposer.
Nous avons réservé une excursion d’une journée avec guide, suffisante pour visiter les points principaux de la région :
Une région à ne surtout pas manquer ! Phong Nha a été la plus belle surprise de mon séjour !
Région moins touristique, mais idéale pour les amateurs de nature. J’y ai fait une retraite de yoga de 4 jours entourée de montagnes, et visité trois grottes :
Ancienne capitale impériale, Hué est un concentré d’histoire et de spiritualité. J’ai réservée, via mon hôtel, une journée guidée pour explorer les essentiels :
En autonomie, j’ai aussi découvert la pagode Huyen Khong Son Thuong et le temple Huyen Khong, nichés dans un cadre naturel d’une sérénité rare.
Hué offre une ambiance vraiment unique : une ville authentique, calme, profondément marquée par l’héritage de la dynastie Nguyen. Pour moi, ces visites sont incontournables dans un itinéraire au Vietnam.
Hoi An fait partie de ces villes pleines de charme malgré le fait qu’elles ont été façonnées par le tourisme. Les façades jaunes, les lanternes suspendues, les ruelles piétonnes : tout est incroyablement photogénique, presque trop parfait pour être vrai.
J’y ai passé plusieurs jours à tester des activités: poterie avec peintures, création de lanternes, balade en coconut boat, etc. Des expériences pensées pour les visiteurs, mais qui restent agréables et ludiques.
Mais derrière cette carte postale, Hoi An a perdu une bonne partie de son authenticité. Beaucoup de choses sont mises en scène pour plaire aux touristes, et cela se ressent dans l’atmosphère. Malgré tout, cela reste une étape que je recommande : c’est beau, agréable, inspirant… Simplement, il faut avoir conscience de cette dimension très touristique.
Quy Nhon est une ville côtière encore très authentique, sans attractions majeures, mais avec une atmosphère simple et locale. Depuis la ville, j’ai exploré les environs : plages magnifiques du côté de Eo Gio, mer turquoise, falaises… mais surtout le village de pêcheurs de Hòn Khô, où j’étais la seule touriste. Un endroit simple, vivant, loin du tourisme, qui permet de voir le Vietnam tel qu’il est vraiment.
Cam Lam, c’est une parenthèse au calme total. Une petite région côtière encore totalement préservée, parfaite pour une retraite yoga & surf. J’y ai passé plusieurs jours entre sessions dans les vagues, ateliers créatifs et couchers de soleil. La mer est idéale pour apprendre le surf, même si les vagues sont trop puissantes pour nager. Peu touristique, très nature, c’est un endroit où l’on se déconnecte facilement, même si le programme aurait mérité un peu plus de yoga.
La plus grande ville du pays, ultra-vivante, mais beaucoup trop stressante à mon goût. Entre bâtiments coloniaux, cafés perchés, circulation infernale et marchés bouillonnants, c’est une ambiance totalement différente des autres régions.
Pour moi, le seul incontournable de la ville est le Musée des vestiges de la guerre. Attention aux âmes sensibles, vous n’en ressortirez pas indifférent.
Les notes très élevées sont la norme, mais ne reflètent pas toujours la réalité. Beaucoup d’établissements dépassent 4,7 alors que l’expérience est moyenne. Beaucoup de touristes occidentaux laissent 5 étoiles parce qu’ils trouvent le prix très bas par rapport à leurs standards, même si l’expérience est moyenne. Les touristes asiatiques, eux, ont souvent une culture d’harmonie et évitent les avis négatifs. S’ajoutent à cela la pression locale à obtenir de bons avis et un système où peu de gens notent objectivement. Mieux vaut se fier aux photos récentes et aux commentaires détaillés plutôt qu’à la note globale.
Le Vietnam demande au moins un mois et demi pour être exploré correctement, en prenant le temps de visiter chaque région et de vraiment profiter. Le pays est immense, très varié, et on a vite envie de tout voir tant les paysages changent d’un bout à l’autre. Avoir du temps devant soi permet aussi d’intégrer des pauses, d’attendre une meilleure météo si besoin, et de voyager de manière plus sereine.
Si vous disposez de moins de trois semaines, mieux vaut vous concentrer sur une ou deux régions maximum. Beaucoup de voyageurs rencontrés sur place enchaînaient les vols internes pour “cocher” un maximum d’endroits en quelques jours. C’est faisable, mais vous passez à côté de lieux incroyables juste à côté et d’une vraie immersion.
Voyager sans avion est totalement possible. Les trains et bus de nuit sont très utiles pour les longues distances : dès qu’un trajet dépasse 6-8 heures, cela permet d’économiser une nuit d’hôtel et d’avoir toute la journée pour explorer une fois arrivé. Et honnêtement, prendre un bus de nuit au Vietnam fait aussi partie de l’expérience du voyage !
Voici l’itinéraire que nous avions prévu de suivre avant d’arriver au Vietnam. Nous avions réservé toutes les chambres d’hôtel sur Booking ou Airbnb en suivant cet itinéraire:
NORD – Hanoï (3J/3N) → Cat Ba Island (2J/1N) → Lan Ha Bay (3J/2N) → Bus de Nuit → Sapa (3J/2N) → Ninh Binh (2J/2N) → Bus de Nuit → – CENTRE – Phong Nha (4J/3N) → Hue (2J, dont 1 jour à Bach Ma National Park/3N) → Hoi An (2J/2N) → – SUD – Quy Nhon (2J/2N) → Cam Lam (7J/6N) → Vung Tau (3J/2N) → Hô Chi Minh (2J/2N) → Delta du Mékong (3J/2N)
Au final, l’itinéraire réalisé a du être adapté à cause des typhons, qui ont entraîné des annulations ou modifications (Cat Ba Island, croisière sur la baie de Lan Ha, Sapa, etc.). Heureusement, nous avions réservé via Booking, ce qui nous permettait de (presque) tout modifier/annuler sans frais et avec remboursement.
La fin du voyage a été avancée pour des raisons de fatigue et de budget.
NORD – Hanoï (5J/4N) → Bus de nuit → Sapa (3J/3N) → Hanoï (0J/1N) → Lan Ha Bay (2J/1) → Ninh Binh (2,5J/3N) → Bus de nuit → – CENTRE – Phong Nha (4J/3N) → Huế (2J/3N) → Hoi An (2,5J/2N) → – SUD – Quy Nhon (2J/2N) → Cam Lam (7J/6N) → Nha Trang (0J/1N) → Hô Chi Minh (2J/3N)
Voici l’itinéraire que nous referions, si nous avions le temps et le budget pour le réaliser. Cet itinéraire s’appuie sur notre vécu et les retours d’autres voyageurs. Il alterne nature, culture et détente, tout en limitant les temps de transport trop longs.
SUD – Hô Chi Minh (2J/2N) → Delta du Mékong (3J/2N) → Vung Tau (3J/2N — retraite bouddhiste dans la montagne + 1J/1N dans la ville) → Mui Né (2J/1N) → Dà Lat (3J/2N) → Cam Lam (4J/3N) → Quy Nhon (2,5J/2N) → – CENTRE – Hoi An (3J/2N) → Hue (2,5J/3N, avec excursion d’une journée au Bach Ma National Park) → Phong Nha (4J/3N) → – NORD – Ninh Binh (2J/2N) → Sapa + Lào Cai (4J/3N si météo favorable) → Hà Giang Loop (4J/3N) → Thac Ban Gioc Waterfall (3J/2N) → Lan Ha Bay (3J/2N) → Cat Ba Island (3J/2N) → Hanoï (5J/4N)
C’est un itinéraire complet qui permet de traverser tout le pays, d’explorer la diversité du Vietnam (plages, montagnes, nature, culture, retraites), et d’avoir un bon équilibre entre aventure et repos.
Pour les longs trajets (ex : Phong Nha – Ninh Binh), les bus VIP de nuit sont une excellente solution : confortables, économiques et permettant de gagner du temps.
Cependant, dans les zones montagneuses comme Sapa ou Hà Giang, il est préférable d’arriver et de prévoir 1 nuit de repos avant les randonnées.
Les transports inter-villes au Vietnam sont simples, fréquents et abordables. Les grandes villes se rejoignent facilement en bus ou en train, même sur de longues distances. De mon côté, j’ai presque tout réservé via l’application 12GO, très fiable, pratique et facile à utiliser. Seule exception : le trajet Hué – Da Nang, que j’ai fait en train, plus agréable sur cette portion.
Pour les trajets de plus de 7 heures, je recommande clairement les bus de nuit, qui permettent de gagner du temps et une nuit d’hébergement. Côté budget, j’ai payé en moyenne entre 8 et 25 € par trajet, ce qui reste très correct.
J’ai toujours privilégié les bus VIP à 2 rangées, nettement plus confortables. Il existe aussi des bus à 3 rangées, mais les sièges y sont beaucoup plus serrés, surtout si vous vous retrouvez au milieu. Entre les sièges du haut et du bas, je n’ai pas noté de différence majeure. Le niveau de propreté varie selon les compagnies, mais dans l’ensemble c’était correct. Des lingettes sont souvent fournies à bord, alors utilisez-les, on ne sait jamais.
Un point important à savoir : les bus peuvent arriver très en avance, parfois tôt le matin. Il est essentiel de prévenir votre hébergement à l’avance, surtout si vous arrivez à l’aube, pour être sûr que quelqu’un soit présent pour vous accueillir.
Concernant les toilettes, deux cas de figure :
Une anecdote assez parlante : à peine montée dans un bus, j’avais très envie d’aller aux toilettes. Les chauffeurs ne parlant pas anglais, j’ai utilisé Google Traduction. Ils m’ont répondu « dans une heure ». J’ai insisté car je ne pouvais pas tenir une heure. Au final, isl se sont arrêtés cinq minutes plus tard, en me demandant de sortir discrètement. Et en réalité, plusieurs autres passagers m’ont suivie. Donc osez demander.
Les toilettes lors des pauses sont très variables : parfois propres, parfois payants, parfois à la turque. Mieux vaut être préparé.
Pour tous mes déplacements intra-ville, je suis systématiquement passée par Grab (Uber en Asie du Sud-Est), avec paiement par carte bancaire. C’est, selon moi, la solution la plus simple et la plus sûre au Vietnam. Pas de problème de monnaie, pas de négociation, pas de barrière de langue, et surtout un suivi précis du trajet avec des chauffeurs validés par l’application.
J’ai vu passer plusieurs témoignages et vidéos sur les réseaux sociaux de jeunes femmes touristes emmenées par des taxis « classiques » à un autre endroit que la destination prévue, avec une demande d’argent supplémentaire à l’arrivée. C’est exactement pour éviter ce genre de situation que je suis toujours passée par Grab, en restant attentive au trajet affiché dans l’application. De mon côté, je n’ai jamais eu le moindre souci. Les prix sont très bas, même pour des trajets plus longs. Lorsque je voyageais avec mon sac à dos, je privilégiais souvent la voiture plutôt que le scooter pour plus de confort, et l’écart de prix restait minime.
Mention spéciale pour Ho Chi Minh : préparez-vous mentalement. La circulation y est très compliquée. Chaotique, dense, bruyante, franchement anxiogène. J’avais peur à chaque trajet en scooter et pourtant, je n’aurais jamais pensé dire ça un jour, mais c’était pire qu’en Tunisie.
Malgré tout, les trajets restent extrêmement abordables, ce qui permet de choisir l’option la plus confortable sans exploser le budget.
Donc utilisez Grab systématiquement, surtout si vous voyagez seule.
Pour rester connectée, j’ai testé deux options pendant le voyage. Sur une partie du Vietnam, j’utilisais un forfait Revolut Asie du Sud-Est d’un mois, payé 11 € (en partie utilisé pendant mon voyage solo en Indonésie). Très pratique : activation immédiate, pas de démarches, pas de plafond journalier, réseau stable.
Quand ce forfait est arrivé à expiration, j’ai voulu tester l’option plus classique : acheter une carte SIM locale dans une agence vietnamienne. L’expérience a été beaucoup plus longue. Comptez environ 30-45 minutes sur place : passeport obligatoire, photos prises sur place (face, profil droit, profil gauche), vérifications, etc. Heureusement, la conseillère parlait très bien anglais, ce qui a facilité les échanges. J’ai payé 6,03 € pour la carte SIM + un forfait valable 1 mois, que je n’ai utilisé qu’environ 15 jours. Il y avait un plafond de données par jour (je ne me souviens plus du nombre exact de gigas) : si on le dépasse, soit on rachète un pass journalier, soit on attend le lendemain. De mon côté, je n’ai jamais dépassé la limite.
Sur le papier, la SIM locale est clairement plus économique que Revolut. En revanche, elle est moins pratique (temps d’attente, formalités, plafond journalier, etc.) et j’ai trouvé le réseau un peu moins bien.
Pour les deux options, j’avais donc un forfait internet mais pas de forfait téléphonique pour passer des appels et envoyer des SMS.
Si je devais refaire le voyage, je choisirais plutôt Revolut, pour le confort, la rapidité et la tranquillité d’esprit.
Chaque région du Vietnam possède ses propres spécialités, que vous pouvez déguster dans la rue, dans des petits restaurants locaux ou dans des établissements plus gastronomiques. Les saveurs varient d’une région à l’autre, tout comme la qualité, surtout pour la viande.
Voici quelques incontournables à tester :
Pho
Banh Mi
De nombreuses recettes traditionnelles contiennent du porc, donc vigilance si vous n’en consommez pas. En revanche, le Vietnam est un excellent pays pour les végétariens, avec une grande variété de plats à base de tofu, de légumes et de nouilles. Si vous ne voyez que des plats avec viandes, vous pouvez dire le mot “chay” pour avoir une version sans viandes ni poisson (en revanche, il se peut que votre plat soit cuit dans la même huile que les plats avec viandes ou d'avoir de la sauce poisson...). Donc cela risque de ne pas être 100% végétarien...
Voyager au Vietnam a été une expérience incroyable, mais aussi pleine de contradictions. C’est un pays magnifique, riche en paysages et en traditions, mais où il est parfois difficile de voyager de manière vraiment durable.
Pour les transports, par exemple : le réseau de bus VIP rend les longs trajets entre les villes assez confortables, même si tout dépend de la compagnie (certaines sont impeccables, d’autres un peu moins propres). Ces bus permettent de traverser le pays pour quelques euros, tout en limitant son empreinte carbone. Pourtant, la plupart des voyageurs continuent à prendre l’avion, souvent par manque de temps ou de confort. C’est dommage, car en privilégiant la route, on découvre un Vietnam plus authentique, ses rizières, ses montagnes, et ces scènes de vie quotidienne qu’on ne voit pas depuis un hublot.
Mais le vrai défi, c’est le plastique. Il est partout : les bouteilles d’eau (car l’eau n’est pas potable), les sacs, les emballages, les raincoats jetables..,etc. J’étais partie avec quelques objets du voyageur éco-responsable (gourde filtrante, kit couvert, cotons démaquillants en tissus, etc.), et pourtant, j’ai moi-même consommé bien plus de plastique que prévu (bouteille d’eau, quelques produits d’hygiène et raincoat principalement). Un peu par nécessité mais aussi par confort et habitudes. C’est frustrant, mais ça m’a permis de prendre conscience qu’être cohérent à 100 % est très compliqué surtout dans des pays où les alternatives restent limitées.
Sur le plan alimentaire, ce voyage m’a aussi fait évoluer. J’ai fortement réduit ma consommation de viande, surtout rouge, en privilégiant les plats végétariens ou au poulet. Les options sans viande sont partout, moins chères et délicieuses.
Concernant les hébergements, j’ai séjourné dans plusieurs écolodges engagés. Certains le sont sincèrement, d’autres un peu moins comme cet hôtel à Hué, qui affichait fièrement des emballages « kraft » mais avait en réalité un emballage plastique supplémentaire à l’intérieur. Du greenwashing pur et simple. Dans beaucoup d’établissements, la profusion de produits d’hygiène à usage unique est flagrante : brosses à dents, rasoirs, peignes, bonnets de douche, etc. autant d’objets qu’on pourrait facilement supprimer.
Et puis il y a la réalité du climat : entre la chaleur étouffante, les pluies tropicales soudaines et la circulation infernale et très stressante (surtout à Hô Chi Minh), j’ai parfois abandonné 30 min de marche pour un Grab à 0,50 €. Pas très écolo, mais parfois très utile.
Ce voyage m’a surtout appris que chaque voyage ne peut pas être parfait, même si on fait des efforts et qu’on a une réelle volonté de voyager mieux. Le Vietnam est un pays où certains aspects facilitent vraiment le voyage responsable (transports entre villes, nombreuses options végétariennes, artisanat local, etc.), tandis que d’autres restent plus complexes (notamment la gestion du plastique). Mais c’est précisément en voyageant, en observant et en testant, que je progresse. J’apprends ce qui fonctionne, ce qui doit être amélioré, et j’essaie de faire un peu mieux la fois suivante.
Au Vietnam, on vous demandera un avis Google presque partout. Souvent de manière insistante : QR code sous le nez, personnel qui attend à côté pendant que vous écrivez, parfois même photo prise de votre écran. Ce n’est pas très éthique, mais les employés y sont contraints. Si vous ne souhaitez pas noter, dites simplement que vous le ferez plus tard ou que vous n’avez pas de réseau.
Le Vietnam est un pays où tout semble aller très vite, mais où la culture repose sur des principes profondément ancrés : respect, harmonie, spiritualité discrète, et un rapport à la famille qui structure tout. En voyageant ici, on sent vite qu’il existe un « rythme vietnamien », très différent de celui que nous connaissons en Europe.
Temples, encens, offrandes, petits autels devant les boutiques… La religion au Vietnam n’est pas un bloc unique, mais un mélange très naturel de bouddhisme, taoïsme, confucianisme et culte des ancêtres. Même si les Vietnamiens ne se disent pas toujours « religieux », ils suivent des rites et habitudes spirituelles au quotidien.
La famille est au centre de tout : décisions, finances, entraide. Le respect des aînés est très fort et influence même la façon de parler. C’est aussi ce qui explique en partie la douceur de nombreux échanges : les Vietnamiens évitent les confrontations directes. Un « yes » peut simplement vouloir dire « je vous écoute », pas forcément « j’ai compris ». Pour voyager plus sereinement, il suffit de garder en tête que la communication peut être indirecte, polie, jamais frontale.
Au Vietnam, le trottoir n’est pas un endroit où marcher. Il sert souvent de parking à scooters, de terrasse de street-food ou d’atelier de réparation.
Les scooters sont partout, tout le temps. On ne traverse pas en espérant une rue vide (elle n’existe pas) mais en marchant doucement pour que les deux-roues vous contournent (principalement pour HCM). Les klaxons sont permanents et ne s’arrêtent jamais ! Ils ne sont pas agressifs mais permettent de communiquer.
C’est pour ça que la circulation peut sembler chaotique : tout le monde partage l’espace, tout le monde s’adapte.
Le pays est globalement sûr, et les Vietnamiens très respectueux. Les regards sont parfois curieux mais rarement insistants. Comme partout, rester prudente le soir est important, mais de manière générale, voyager seule au Vietnam est faisable et agréable.
Au Vietnam, le massage fait partie de la vie courante. Dans chaque rue, on croise de petits salons au néon, parfois modestes, parfois très soignés. On entre, on enlève ses chaussures, on choisit son massage et la question tombe souvent : “Low, medium or high pressure?”
Important : ici, medium équivaut souvent au fort européen. Quand on pense vouloir “medium”, mieux vaut dire low pour éviter de ressortir en compote.
Les massages de salons simples coûtent souvent 200–400K VND, mais les cabines sont souvent séparées par de simples rideaux, et le bruit des discussions ou des pas peut vite briser l’ambiance zen.
Dans les hôtels ou centres premium, l’expérience change complètement : salles fermées, musique douce, serviettes chaudes et massage plus précis. On passe alors autour de 800K–1M VND, toujours très raisonnable pour la qualité.
Une constante : la gentillesse du personnel, toujours très attentionné, même si l’anglais n’est pas toujours fluide.
Au Vietnam, presque tout est noté entre 4,6 et 4,9★ sur Google Maps, même lorsque l’expérience est moyenne. Plusieurs raisons :
Résultat : il faut croiser les avis, vérifier les photos, et ne pas se fier uniquement à la note.
Dans des régions comme Phong Nha ou Cam Lam, on trouve des retraites yoga ou bien-être en pleine nature. Matins au bord d’un lac, séances au lever du soleil, alimentation saine, lenteur bienvenue. Une parenthèse idéale loin du chaos urbain.
Le budget total du voyage au Vietnam s’élève à 2 907,45 €, pour une personne, réparti sur 10 étapes. Sur les quatre premières étapes dans le nord, Amine était avec moi pendant environ deux semaines. Certaines dépenses (nourriture, activités, bien-être, téléphone) ont donc été ramenées à une base “1 personne” pour garder une analyse cohérente.
Les postes de dépenses principaux sont les expériences (croisière + 2 retraites yoga) avec 945,55 €, soit environ un tiers du budget, où tout était compris, suivies de l’hébergement hors expériences à 729,46 € (≈ 25%). Ces montants reflètent un choix assumé : privilégier le confort, la sécurité et des expériences immersives, en particulier lorsque je voyageais seule.
Viennent ensuite les souvenirs/shopping (335,48 € – ≈ 12%), un poste propre à chacun puis la nourriture (253,27 € – ≈ 9%). Ce dernier aurait pu être réduit en mangeant local plus tôt, surtout au début du voyage. Les transports inter-villes (146,14 €) et les taxis intra-ville (113,80 €) restent raisonnables, malgré quelques imprévus (typhon, billets pris en dernière minute). Les activités hors expériences (142,40 €) et le bien-être (186,70 €) complètent le budget. Les massages et soins représentent un vrai plaisir personnel, facilement compressible mais que je ne regrette pas!
Au final, le budget est plus élevé que prévu, mais cohérent avec le rythme soutenu, les 10 étapes et les choix faits. On est sur une moyenne d’environ 290 € par étape. Ce budget peut clairement être revu à la baisse si le confort est moins prioritaire, mais chaque étape est détaillée sur le blog pour permettre à chacun d’ajuster selon ses propres envies.
729,46 €
945,55 €
146,14 €
253,27 €
113,8 €
142,4 €
186,7 €
34,8 €
8,85 €
11 €
335,48 €
2907,45 €
Je devais terminer mon voyage par une retraite bouddhiste de 3 jours / 2 nuits à Vung Tau, directement après ma retraite Yoga, Surf & Art à Cam Lam. Tout était planifié, mais le trajet ne s’est pas passé comme prévu. J’attendais un bus de nuit censé passer vers 21h dans une zone très isolée près de Nha Trang et il n’est jamais arrivé (ou ne s’est jamais arrêté).
Sans solution et seule au bord d’une “autoroute”, j’ai dû me rendre dans un hôtel en urgence sans réservation.
Le lendemain, impossible pour moi de retenter l’expérience. Il n’existe qu’un bus par jour pour rejoindre Vung Tau depuis cette zone, et je n’avais ni l’énergie ni le sentiment de sécurité nécessaires pour revivre la même situation. J’ai finalement annulé la retraite et avancé mon départ vers Hô Chi Minh-Ville.
Une grande déception, car cette retraite est reconnue pour être profondément apaisante et authentique. Milli, la prof de yoga à Phong Nha y est allée quelques semaines plus tard et a adoré son expérience.
Je n’ai donc pas pu tester mais c’est clairement une retraite que je ferai lors de mon prochain voyage au Vietnam. Les frais demandés ne rémunèrent pas les moines : ils couvrent uniquement les coûts opérationnels du séjour.
Même après un mois complet sur place, je n’ai pas pu tout voir. Le Vietnam est trop vaste, trop dense, trop riche pour être visité en un seul voyage. Je reviendrai clairement, avec une meilleure connaissance du pays, de son rythme et de ses régions à privilégier selon la saison.
C’est une destination exceptionnelle, à condition de voyager flexible, surtout pendant la période des typhons, et d’accepter que tout ne se passera pas toujours comme prévu. En échange, le Vietnam offre une diversité rare, une culture fascinante et de belles rencontres. Une destination exigeante, mais qui vaut pleinement l’effort.
Je suis persuadée qu’on peut tous voyager autrement, à notre échelle. Sur Voyager Mieux, je mêle conseils pratiques et récits de terrain, pour inspirer sans culpabiliser.