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Indonésie

L’Indonésie est un pays immense, à la diversité presque vertigineuse. Des volcans aux rizières, des îles sauvages aux fonds marins exceptionnels, chaque région offre des paysages radicalement différents. Un seul voyage ne suffit pas à explorer ce pays dans sa totalité.

C’est un pays qui donne immédiatement envie de revenir, de découvrir d’autres îles, d’autres cultures, surtout celles encore relativement épargnées par le tourisme de masse, contrairement à Bali. De notre côté, le coup de cœur a été immédiat pour Lombok. Sans exagérer, c’est le plus beau voyage que nous ayons jamais fait. Au point de déjà rêver d’y retourner, tout en étant lucides : Lombok est aujourd’hui sur la même pente que Bali, et pourrait lui ressembler d’ici quelques années si rien ne change.

Mais l’Indonésie, aussi fascinante soit-elle, est aussi un pays confronté à d’énormes défis environnementaux et sociaux, que l’on ne voit pas forcément sur les réseaux sociaux. Pollution plastique, pression touristique, exploitation des animaux, transports polluants, inégalités… Voyager là-bas sans en avoir conscience serait passer à côté d’une partie essentielle de la réalité.

Infos pratiques

  • Période de notre voyage : 3 semaines en septembre 2025
  • Capitale : Jakarta (sur l’île de Java)
  • Monnaie : Roupie indonésienne (IDR). 1€ = 20 000 IDR. Carte acceptée dans les hôtels, restaurants et spas dans les zones touristiques. Cash indispensable dans les villages, petits warungs, transports locaux et îles plus reculées.
  • Décalage horaire par rapport à la France Métropolitaine:
    • En Indonésie occidentale (Java, Bali) : +6 h en été, +7 h en hiver
    • Indonésie centrale et orientale : jusqu’à +8 ou +9 h selon les îles
  • Temps de vol depuis Paris : Environ 16 à 18 h de trajet avec au moins une escale (souvent Moyen-Orient ou Asie). Vols directs inexistants depuis la France à ce jour.
  • Langues parlées : Bahasa Indonesia. L’anglais est compris dans les zones touristiques (Bali, Lombok, Komodo), beaucoup moins ailleurs.
  • Religion : Majoritairement musulmane (plus grand pays musulman du monde). Bali est majoritairement hindouiste, ce qui change complètement l’ambiance, les rituels et l’architecture.
  • Meilleure période pour partir : Juin à septembre pour des conditions optimales. Attention aux micro-climats selon les îles
  • Transports entre les îles :
    • Avion très utilisé (souvent le plus simple vu les distances très importantes)
    • Bateaux et ferries possibles entre certaines îles proches (Bali ↔ Lombok, Flores ↔ Komodo) mais durée très longue et confort très limité
  • Durée recommandée :
    • Moins de 3 semaines : se concentrer sur une seule région (ex. Lombok + Komodo, ou Java uniquement)
    • + de 3 semaines : possible de combiner plusieurs îles en prenant son temps
  • Formalités d’entrée : Les voyageurs français et tunisiens doivent obligatoirement avoir un visa touristique pour entrer en Indonésie. Le visa à l’arrivée existe, mais il est fortement recommandé de faire un e-VOA en ligne avant le départ afin d’éviter l’attente à l’aéroport. Une taxe touristique de 150 000 IDR (environ 9 €) est obligatoire pour toute entrée à Bali, en plus du visa. Elle aussi peut être payée à l’arrivée, mais il est également conseillé de la régler en ligne à l’avance pour une arrivée plus fluide. 
  • Vaccins : Les vaccins contre l’hépatite A, l’hépatite B et la typhoïde sont fortement recommandés. Le vaccin contre la rage est conseillé pour les séjours longs ou en zones rurales. 
  • Santé : Eau non potable. Assurance voyage indispensable
  • Moustiques : Les moustiques sont présents toute l’année en Indonésie, mais nous n’en avons pas eu tant que ça ! Il existe un risque de dengue selon les régions et les périodes. 
  • Électricité : Prises type C et F (compatibles France)

Pour les itinéraires détaillés, les îles visitées, ainsi que les retours d’expérience, rendez-vous dans les articles dédiés de chaque destination en Indonésie.

Important - L’eau n’est pas potable

Même dans les hôtels, l’eau du robinet ne se boit pas. Cela entraîne une consommation massive de bouteilles en plastique. Une gourde filtrante change vraiment la donne, à condition d’oser l’utiliser.

Les îles indonésiennes que nous avons visité

Notre avis sur les îles

Lombok (Incluant Gili Meno, Asahan et Gede)

Lombok a été notre immense coup de cœur, tout voyage confondu. Des plages sublimes, parfois totalement désertes, des fonds marins encore préservés à certains endroits, des couchers de soleil à couper le souffle et surtout des habitants d’une gentillesse rare. Nous y avons passé deux semaines en road trip à faire le tour de l’île et ce n’était clairement pas assez. Nous sommes certains d’être passés à côté de nombreuses pépites. C’est une île profondément attachante, encore brute par endroits. Lombok est souvent décrite comme le “Bali d’il y a 20 ans”, mais fait déjà face à de vrais défis environnementaux, notamment la gestion des déchets, et beaucoup de locaux disent déjà que l’île pourrait connaître le même sort que Bali d’ici une dizaine d’années.

Labuan Bajo (île de Flores)

Labuan Bajo est un passage quasi incontournable pour rejoindre le parc national de Komodo. La ville en elle-même est agréable, posée en bord de mer, mais ce n’est pas une destination balnéaire à proprement parler. Il y a peu d’activités sur place, ce qui en fait plutôt un bon point de chute pour se reposer avant ou après une croisière. En revanche, pour explorer réellement l’île de Florès, il faut prévoir plusieurs jours supplémentaires. Les distances sont longues et nécessitent de dormir hors de Labuan Bajo pour profiter pleinement des paysages et des villages de l’île.

Croisière Komodo 

La plus grosse déception du voyage. La croisière “luxe”, pourtant très chère, ne tenait pas ses promesses en termes de confort. Plus dérangeant encore, certaines activités proposées manquaient clairement d’éthique, malgré un discours très engagé dans la brochure de l’agence. Les paysages sont indéniablement spectaculaires, mais l’expérience globale ne correspondait pas à mes attentes, alors même que Komodo faisait partie de ce que j’attendais le plus de ce voyage.

Bali

Bali n’était pas une destination choisie à l’origine, mais une étape logistique, mon vol pour le Vietnam partant de là. J’y suis resté deux jours seulement, le temps de vivre une expérience exceptionnelle dans l’un des meilleurs spas au monde, avec près de quatre heures de soins absolument incroyables. Mais Bali souffre aujourd’hui tellement du tourisme de masse que je n’ai pas eu envie d’y rester plus longtemps ni de visiter davantage. Participer à ce modèle touristique ne me correspond pas, et j’ai préféré limiter mon passage.

Itinéraires pour visiter l’Indonésie

L’Indonésie compte plus de 17 000 îles. Autant dire qu’il faudrait des mois, voire des années, pour espérer en faire le tour de manière cohérente. Vouloir tout voir en un seul voyage est illusoire.

Avec moins d’un mois sur place, enchaîner les îles est une erreur. Je l’ai fait, et avec le recul, cela signifie beaucoup de transports, de fatigue, et finalement peu de temps réel pour profiter de chaque destination. Même à Lombok, où nous sommes restés deux semaines, ce n’était clairement pas suffisant pour tout explorer.

Chaque île a sa propre identité, ses paysages, ses rythmes. Le vrai luxe en Indonésie, c’est le temps. Prendre le temps de rester, de ralentir, de comprendre un lieu plutôt que de multiplier les étapes.

Si vous envisagez Bali, sachez qu’il existe de nombreuses alternatives plus authentiques, comme Lombok. De notre côté, Lombok a été un vrai coup de cœur, au point de vouloir y revenir. Et au-delà, l’envie est là de découvrir d’autres îles comme Sumba, Sumatra ou Raja Ampat.

Il faut toutefois être réaliste : les distances entre les îles sont importantes. Les options de transport sont limitées à l’avion ou au bateau. Lors de ce voyage, par manque de temps (et surtout de volonté de la part d’Amine), l’avion s’est imposé. La prochaine fois, l’objectif sera clair : voyager plus lentement, privilégier les bateaux publics quand c’est possible, et accepter de voir moins pour visiter mieux.

Il n’y a pas d’itinéraire parfait pour l’Indonésie. Seulement des choix. Et plus on ralentit, plus le pays révèle sa richesse.

Important – Toutes les activités ne sont pas éthiques

Si une activité implique de toucher, nourrir, porter ou contraindre un animal, ce n’est pas une expérience éducative. En Indonésie, certaines pratiques sont banalisées mais restent problématiques.

Spécialités indonésiennes à goûter absolument

L’Indonésie a une cuisine extrêmement riche et variée, qui change beaucoup d’une île à l’autre. Riz, épices, noix de coco, légumes, tofu, tempeh et poissons en sont la base. Bonne nouvelle : c’est un pays très accessible pour les végétariens.

  • Nasi Goreng : Le plat national par excellence. Riz sauté avec ail, échalote, sauce soja sucrée, légumes, parfois œuf, poulet ou crevettes.
  • Mie Goreng : La version nouilles du nasi goreng.
  • Gado-Gado : Un grand classique végétarien. Mélange de légumes cuits et crus, tofu, tempeh, œuf dur, le tout nappé d’une sauce cacahuète épaisse.
  • Satay : Brochettes grillées (poulet, bœuf, parfois tofu ou tempeh) servies avec une sauce cacahuète. 
  • Tempeh Goreng : Le tempeh est une spécialité indonésienne à base de soja fermenté. Frit, grillé ou sauté, il est partout et constitue une excellente alternative végétarienne, riche en protéines.
  • Sayur Lodeh : Ragoût de légumes cuits dans un bouillon au lait de coco, parfois avec tofu ou tempeh.
  • Bakso : Soupe de boulettes (souvent bœuf ou poulet), servie avec des nouilles.
  • Ikan Bakar : Poisson grillé, souvent mariné avec des épices locales et servi avec du riz et du sambal (condiment pimenté). Très courant sur les îles, notamment Lombok et Florès. 

Poulet Satay

Nasi et Mie Goreng

Important – Ne pas toucher la vie marine

Coraux, tortues, étoiles de mer : rien ne doit être touché. Les coraux sont des êtres vivants extrêmement fragiles, et un simple contact peut les endommager durablement. Les tortues et étoiles de mer, quant à elles, peuvent être gravement affectées par les bactéries et résidus chimiques présents sur la peau humaine. Si un guide ou un autre touriste le fait, ce n’est pas un exemple à suivre, mais un signal d’alerte.

Notre regard sur le tourisme durable en Indonésie

Ce voyage m’a fait réfléchir bien plus que je ne l’imaginais. Pas à travers un événement précis, mais par une accumulation de scènes, de détails, de moments où je me suis arrêtée en me disant que quelque chose n’allait pas.

Ce qui m’a frappée en premier, c’est la place omniprésente du plastique. J’avais pourtant essayé d’anticiper. J’étais partie avec une gourde filtrante, achetée spécialement pour ce voyage. C’était une première pour moi, et je manquais encore de confiance. Amine, lui, n’était pas du tout rassuré. Résultat, malgré les bonnes intentions, nous avons consommé beaucoup trop de bouteilles. Les quelques fois où j’ai utilisé la gourde, je n’ai eu aucun souci. Avec le recul, je sais que la prochaine fois, je l’utiliserai davantage. Mais sur le moment, on réalise à quel point l’eau non potable pousse mécaniquement à cette surconsommation, même quand on essaie de faire mieux.

La problématique des animaux m’a aussi profondément marquée. À Gili Meno, cette problématique est extrêmement visible entre les chevaux qui tirent des calèches sous un soleil écrasant, ou encore les bassins de bébés tortues, présentés comme éducatifs… Les règles sont affichées, il est écrit noir sur blanc qu’il ne faut pas toucher l’eau, et pourtant les enfants le font, sous le regard passif des adultes. Rien n’est réellement encadré. Et voir, à plusieurs reprises, des guides toucher les coraux a été l’un des moments les plus choquants du voyage. Ils sont censés montrer l’exemple aux voyageurs et à la place, incitent à des comportements non éthiques.

Le passage par Komodo a aussi soulevé de vraies questions éthiques. Voir des touristes faire la queue pour prendre des photos à côté des dragons, animaux pourtant sauvages et protégés, met mal à l’aise. Même si les discours officiels expliquent que les dragons peuvent rester immobiles longtemps après s’être nourris, la mise en scène reste problématique. Utiliser un animal sauvage comme décor photo, dans un parc censé le protéger, brouille totalement la frontière entre conservation et divertissement touristique.

Pour notre part, les transports entre les îles ont été une succession de compromis. J’aurais préféré prendre le ferry, voyager plus lentement, limiter l’impact. Mais relier Lombok à Labuan Bajo par la mer, c’était environ 30 heures de ferry dans un confort très sommaire. Pour Amine, c’était un non catégorique. J’ai dû accepter ce compromis, et prendre l’avion. Un choix que je n’aimais pas, mais qui s’est imposé faute d’alternative réaliste avec le temps dont nous disposions.

Et puis il y a le surtourisme, impossible à ignorer. À Kuta Lombok, l’ambiance était déjà étouffante. À Padar Island, ça a été encore plus flagrant. Des lieux minuscules, incroyables, mais littéralement envahis. Trop de bateaux, trop de monde, tous au même endroit, au même moment. La beauté du lieu est indéniable, mais la sensation d’oppression l’est tout autant.

L’Indonésie est un pays en pleine explosion touristique. Bali en est l’exemple le plus connu. L’île commence à réagir, notamment avec une taxe touristique d’environ 7 € destinée à la protection de l’environnement. C’est un premier effort, mais ce n’est clairement pas suffisant. La réalité, c’est que le changement ne viendra pas uniquement des autorités. Il doit aussi venir de nous, voyageurs, de nos choix, de ce que l’on accepte ou pas.

Ce voyage m’a surtout laissée avec beaucoup de questions. Sur ma manière de voyager, sur ce que j’accepte par facilité, sur ce que je pourrais faire autrement. L’Indonésie m’a émerveillée, mais elle m’a aussi rappelé à quel point ces lieux sont fragiles et à quel point nos choix, même anodins, comptent. La prochaine fois, je sais déjà que je voyagerai plus lentement, avec plus de recul, et sans doute moins d’illusions.

ASTUCES DURABLES

1
Préparez un kit anti-plastique gourde filtrante, mug (pour jus, café, thé, etc.), cosmétiques solides, kit couverts, tote bag, k-way et housse de sac.
2
Refuser les activités impliquant des animaux Calèches à cheval sous forte chaleur, tortues en bassin, requins-baleines attirés avec de la nourriture, etc. Si une interaction existe, c’est rarement pour le bien de l’animal et donc non éthique.
3
Ne jamais toucher la faune et la flore marines Ni coraux, ni tortues, ni étoiles de mer. Même les guides ne devraient pas le faire. Toucher, déplacer ou marcher sur le vivant sous-marin provoque des dégâts souvent irréversibles.
4
Ne laissez rien dans la nature Aucun déchet, ni sur terre, ni dans la mer. Ce qui paraît insignifiant à l’échelle individuelle ne l’est jamais à l’échelle d’un pays aussi visité que l’Indonésie.
5
Limiter les vols intérieurs Les distances entre les îles sont grandes et l’avion devient vite la solution de facilité. Quand le temps le permet, privilégier les bateaux publics ou réduire le nombre d’îles visitées permet de voyager de manière plus écologique.
6
Rester plus longtemps au même endroit Plutôt que d’enchaîner les destinations, rester plusieurs nuits, voire plusieurs semaines sur une même île limite les transports, réduit la fatigue et permet une immersion plus respectueuse.
7
Respecter les cultures locales Tenue vestimentaire adaptée, comportement discret, respect des pratiques religieuses. Voyager durablement, c’est aussi limiter l’impact social.
8
Soutenir l’économie locale Privilégier les hébergements, restaurants et guides locaux quand c’est possible permet de faire circuler l’argent sur place, plutôt que de l’alimenter uniquement via des structures étrangères.

Bon à savoir – Choisir une crème solaire respectueuse des océans

De nombreuses crèmes solaires contiennent des filtres chimiques nocifs pour les coraux et la vie marine. Dans des zones très fréquentées comme l’Indonésie, l’impact est démultiplié. Privilégier une crème solaire sans filtres chimiques, labellisée “reef safe”, est un geste simple qui réduit réellement l’impact sur les écosystèmes marins.

Habitudes, culture & religion : ce qu’il faut savoir

Une diversité culturelle unique

L’Indonésie n’est pas une culture, mais des centaines. Plus de 17 000 îles, des centaines d’ethnies et de langues locales. Les usages varient fortement entre Java, Bali, Lombok, Flores ou Sumatra. 

Religions et pratiques

L’Indonésie est majoritairement musulmane (environ 85 %), mais la pratique dépend énormément des îles. Java et Lombok sont très marquées par l’islam. Bali est majoritairement hindouiste, avec une religion omniprésente dans la vie quotidienne. On trouve aussi des communautés chrétiennes et animistes, notamment à Flores ou dans certaines zones reculées. Les lieux de culte sont partout. Les appels à la prière rythment les journées dans les régions musulmanes, tandis que les cérémonies hindoues ponctuent la vie à Bali.

Tenue vestimentaire

Il n’y a pas de pression constante sur les voyageurs, mais le respect reste attendu. En dehors des plages et des zones très touristiques, mieux vaut couvrir épaules et genoux, surtout près des mosquées, temples ou villages traditionnels. Dans les temples, le sarong est souvent obligatoire.

Comportements à adopter

La société est globalement pudique et respectueuse. Peu de démonstrations d’affection en public. La main droite est privilégiée pour donner ou recevoir. La patience et le calme sont essentiels : s’énerver fait toujours mauvaise impression.

Rapport au temps et à l’autre

Le rythme est plus lent qu’en Occident. Tout ne fonctionne pas à l’heure près, et c’est normal. Les Indonésiens sont généralement très souriants, aidants et bienveillants, mais aussi réservés. Le respect mutuel prime sur l’efficacité.

Tourisme et regard local

Le tourisme est une source de revenus majeure, mais il transforme profondément certaines régions. Être conscient de sa place, éviter les comportements intrusifs et accepter de ne pas tout comprendre fait partie du voyage.

Bien-être & Détente

L’Indonésie est une destination naturellement propice au repos et au lâcher-prise. Climat chaud, nature omniprésente, rythme de vie plus lent : tout invite à ralentir, à condition de choisir les bons lieux.

Massages et spas

Les massages indonésiens font partie intégrante de la culture du bien-être. Ils sont accessibles partout, souvent à des prix bien inférieurs à ceux pratiqués en Europe. La qualité varie fortement selon les établissements : certains spas sont très basiques, d’autres offrent de véritables expériences de détente, parfois en pleine nature.

Nature comme source de détente

Plages, rizières, jungles, volcans, îles isolées : la nature est un pilier du bien-être en Indonésie. Se lever tôt, marcher, observer, se baigner ou simplement ne rien faire fait souvent plus de bien qu’un programme surchargé. Certaines régions, comme Lombok, Flores ou certaines îles autour de Bali, se prêtent particulièrement à cette approche.

Yoga et retraites

Bali est connue pour ses retraites de yoga et de méditation, mais on trouve aussi des lieux plus discrets et moins touristiques ailleurs dans le pays. Là encore, tout dépend de ce que l’on cherche : spiritualité réelle ou expérience “bien-être clé en main”.

Les Mots Clés à Connaître 

L’Indonésie possède une langue officielle unique, le bahasa Indonesia, utilisée dans tout le pays pour communiquer entre régions, à l’école, dans l’administration et avec les voyageurs. C’est la langue que vous entendrez et utiliserez à Lombok, Bali, Labuan Bajo ou Komodo. En parallèle, il existe de nombreux dialectes et langues locales (balinais, sasak, etc.), parlés au sein des communautés locales. Ces langues régionales font partie de l’identité culturelle du pays, mais elles ne sont pas attendues des voyageurs et ne remplacent jamais le bahasa Indonesia dans les échanges du quotidien.

  • Terima kasih : merci
  • Halo : bonjour
  • Ya : oui
  • Tidak : non
  • Maaf : pardon / désolé
  • Berapa? ou Berapa harganya? : c’est combien ?
  • Air : eau
  • Tidak pedas : pas épicé

Conclusion

Ce voyage nous a marqués, autant par sa beauté que par les questions qu’il soulève. L’Indonésie n’est pas un pays facile à visiter de manière écoresponsable. Les contraintes sont réelles, les compromis nombreux, et il est illusoire de penser pouvoir tout faire parfaitement. Nous ne l’avons pas été. Nous avons fait des choix, parfois par manque de temps, parfois par facilité, parfois par méconnaissance. Mais c’est justement pour cela que ces articles existent. L’objectif n’est pas de donner des leçons, mais de partager une expérience honnête, avec ses émerveillements et ses limites. Si ces articles peuvent aider de futurs voyageurs à être plus conscients, à ralentir, à refuser certaines activités, à réduire leur impact là où c’est possible, alors ils auront servi à quelque chose. L’Indonésie mérite mieux que d’être simplement consommée. Elle mérite d’être comprise, respectée, et explorée avec plus de recul.

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Je suis persuadée qu’on peut tous voyager autrement, à notre échelle. Sur Voyager Mieux, je mêle conseils pratiques et récits de terrain, pour inspirer sans culpabiliser.

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