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Lombok : Guide Complet pour un Voyage Authentique en Indonésie

Lombok a été, sans hésitation, le plus beau voyage que nous ayons jamais fait. Une île solaire, brute, encore profondément marquée par la nature, où chaque journée nous a offert des paysages à couper le souffle. Des plages immenses presque désertes, des eaux turquoise, des fonds marins encore préservés par endroits, des couchers de soleil irréels… 

Pendant 15 jours, nous avons sillonné l’île en road trip, changé souvent d’hébergement, découvert des coins très différents les uns des autres. Trop vite, peut-être. Avec le recul, on se rend compte que Lombok mérite bien plus de temps. Plus de nuits au même endroit, plus de lenteur, plus d’exploration hors des itinéraires classiques. Malgré tout, cette île nous a profondément marqué, au point qu’on parle déjà d’y retourner.

Plage à Gerupuk: sauvage et presque vide à Lombok, sable clair et eau turquoise bordée de collines verdoyantes.
Rizières en terrasses à Tetebatu - Lombok, palmiers et montagnes en arrière-plan sous une lumière tropicale.

Infos pratiques

  • Monnaie : Paiement quasi exclusivement en cash, mais les hôtels acceptent généralement le paiement par carte. Les distributeurs sont surtout présents dans les villes et zones touristiques. Il est vraiment important de prévoir suffisamment de liquide pour éviter de se retrouver à court, surtout en dehors des villes.
  • Climat : Climat tropical. Chaleur constante, forte humidité selon la saison. La météo peut varier beaucoup selon les zones (côte, rizières, montagne). Prévoir des marges de flexibilité dans l’itinéraire. La meilleure période pour y aller est lors de la saison sèche (entre mai et octobre) avec juillet & août qui correspondent à la saison haute
  • Accès à Lombok :
    • Par avion via l’aéroport international de Lombok, situé au sud de l’île, à environ 30 minutes de Kuta Lombok.
    • Par bateau depuis Bali ou d’autres îles, avec des ferries ou speed boats selon le point de départ.
  • Transports sur place : Aucun vrai transport en commun pour relier les villes ou régions. Les déplacements se font en scooter ou en voiture uniquement. Au départ, nous avions prévu de tout faire en taxi, mais les prix sont élevés car il faut souvent passer par les hôtels (Grab ne fonctionne pas partout). Après quelques jours, nous avons loué une voiture, ce qui a été plus rentable et plus flexible. Certaines routes sont très étroites, abîmées et isolées, avec de longs tronçons au milieu de nulle part, stressant, mais faisable.
  • Quartiers principaux : Il n’y a pas un seul centre à Lombok, mais plusieurs zones très différentes : Kuta Lombok, très touristique (et que nous n’avons pas aimée). Tetebatu, au cœur des rizières, plus calme et nature. Les îles Gili (Air, Meno, T), ambiance plage et snorkeling. Et surtout de nombreux autres coins encore peu connus, dispersés sur toute l’île, qui font tout le charme de Lombok.
  • Ambiance de l’île : très agréable. Les habitants sont gentils, souriants et aidants, et nous nous sommes sentis à l’aise partout sur l’île. Nous n’avons rencontré qu’un seul cas de malhonnêteté au port pour rejoindre Gili Meno, qui reste une exception sur l’ensemble du voyage.
  • Durée recommandée : Lombok mérite du temps. Nous y sommes restés deux semaines et ce n’était clairement pas suffisant. Pour vraiment profiter sans courir, passer au moins deux nuits à chaque étape et découvrir plusieurs régions, nous recommandons minimum trois semaines voire un mois.

Pour les informations pratiques de l’Indonésie en général, rendez-vous sur la page pays Indonésie.

Notre itinéraire

Cette carte permet de retracer notre itinéraire et de visualiser les différentes étapes de ces deux semaines à Lombok, avec chaque lieu où nous avons dormi. Sur le papier, l’itinéraire semble logique. Sur le terrain, il est dense.

Nous sommes souvent restés une seule nuit, parfois deux au maximum. C’est faisable, mais le rythme est clairement soutenu. Lombok est une île vaste, avec des routes parfois lentes, sinueuses, et des trajets plus fatigants qu’on ne l’imagine. À ce rythme, on se rend vite compte que le temps passé à se déplacer grignote celui consacré à l’exploration, au repos et à l’imprévu.

Un séjour de trois semaines, voire un mois, permettrait de réellement ralentir : rester plusieurs nuits au même endroit, s’imprégner de l’ambiance locale et explorer des zones que nous avons dû laisser de côté, comme le nord de l’île ou certaines petites îles autour de Lombok. Voyager plus longtemps, c’est aussi voyager plus sereinement : s’adapter à la météo, accepter les temps morts, et laisser de la place aux rencontres et aux détours.

Carte de Lombok avec notre itinéraire de road trip et les hôtels marqués étape par étape.

Les étapes de notre roadtrip à Lombok

Les étapes de notre road trip en détail

Kuta Lombok

Kuta a surtout servi d’étape repos après un très long trajet depuis Paris. Sur place, la ville nous a vite laissé mitigé : beaucoup de touristes et de scooters, pas mal de bruit, une ambiance très “surfeurs/touristes”, et des prix globalement plus élevés que ce qu’on a vu ensuite à Lombok. Certaines rues étaient assez sales. La plage près du centre a été une déception : trop de bateaux au même endroit, trop de déchets, donc pas vraiment idéal pour se baigner tranquillement. Clairement, pour profiter de la mer, il faut s’éloigner de Kuta. Deux activités ont quand même rattrapé notre expérience: un cours de yoga au coucher du soleil à Ashtari et un incroyable massage à Matcha Spa.

Hébergement à Kuta

Hôtel très bien décoré, très propre avec un super bon petit-déjeuner. Quartier pratique pour récupérer et démarrer le voyage, même si la ville en elle-même est trop touristique pour nous.

Hôtel : El Tropico Hotel
Chambre : Deluxe Room
💰 190 € pour 2 nuits
📍 Jl. Raya Kuta, Dusun Baturiti, Kuta, Kec. Pujut, Kabupaten Lombok Tengah, Nusa Tenggara Bar. 83573, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/Y3QfoW4ave6EGXRV6

Où manger à Kuta?

Pawon Nusantara
Premier dîner à Lombok et première vraie découverte des classiques indonésiens (dont le mie goreng). Très bon et parfait pour démarrer le voyage.

💰 ~25 € (500 K IDR pour 2 plats et 2 jus)
📍Jl. Raya Kuta No.7, Kuta, Kec. Pujut, lombok, Nusa Tenggara Bar. 83573, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/jSh24A6P7eeT5jYj7

Honey Jack – Brunch Cafe

Déjeuner très gourmand, assez “occidental” (œufs bénédicte, bacon de bœuf, pain brioché). Très bon, même si certains éléments comme les frites semblaient industriels.

💰 ~11 € (210 K IDR pour 2 plats et 2 smoothies dont 1 offert)
📍Jl. Mawun, Aik Lengis, Dusun Mengalung, Kuta, Nusa Tenggara Bar. 85373, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/FTbwZ8FZ1ytQcfvFA

Ramen Otaku

Option pratique pour changer de la cuisine indonésienne. Bon repas pour une soirée simple.

💰 ~15 € (260 K IDR)
📍Jl. Raya Kuta, Kuta, Kec. Pujut, Kabupaten Lombok Tengah, Nusa Tenggara Bar. 83573, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/yx3qAs6k11wNt2pH8

Cozy House

De délicieux Fluffy Pancakes dans un petit stand local qui ne paie pas de mine mais qui est parfait en fin de soirée, très bon et pas cher, à deux minutes de l’hôtel.

💰 ~1,2 € (25 K IDR)
📍Jl. Raya Kuta, Kuta, Kec. Pujut, Kabupaten Lombok Tengah, Nusa Tenggara Bar. 83573, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/LsNHdTdJRtS1bSH6A

Honey Jack

Cosy House

Détente & Bien-être à Kuta

Matcha Spa

Très belle première expérience spa du voyage. Tout est pensé pour l’immersion (lumière, odeurs, calme), avec une vraie personnalisation grâce au questionnaire en début de soin. Petit thé et douceur à la fin. Adresse à réserver dès l’arrivée, ils peuvent être complets.

Soin choisi : 2 « Soothing » Massage – 60 min
💰 Total ≈ 25 € (480 K IDR pour 2)

📍 Jl. Raya Kuta, Kuta, Kec. Pujut, Kabupaten Lombok Tengah, Nusa Tenggara Bar. 83573, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/RcVo9FDrFVQNRwdA9

Gerupuk

Cette étape était volontairement courte, mais très marquante. L’objectif était clair : une nuit “wahou” avec vue, après quelques jours à Kuta. Et sur ce point, c’est totalement réussi.

La vue depuis la chambre est tout simplement exceptionnelle, avec un coucher de soleil magnifique, sans doute le plus beau de tout le voyage. On s’est posé avec un cocktail, face à l’horizon, pour finaliser les derniers détails du blog. C’est ici, à Lombok, que Voyager Mieux a officiellement été lancé, moment symbolique et très spécial pour nous.

Le dîner barbecue seafood a été une vraie surprise, surtout pour moi qui ne suis pas fan de fruits de mer. Tout était très frais, bien préparé, et ça change tout. Amine, lui, s’est clairement régalé.
Dans la soirée, on a aussi fait connaissance avec les fameux geckos. Leurs bruits sont étonnants au début mais on finit par s’y habituer rapidement.

Le lendemain matin, descente à pied vers la plage située en contrebas de la colline. Par contre, la remontée est longue, raide et éprouvante sous la chaleur. Le décor est authentique : maisons, vaches, moutons, etc. puis une plage absolument sublime, vide, sauvage. Malheureusement, une longue bande de déchets longe le sable. Le contraste est violent : un lieu paradisiaque, gâché par la pollution. On s’est baignés, on a pris de supers images au drone, puis retour à l’hôtel pour le check-out.

Hébergement à Gerupuk

Une nuit dans un hôtel perché sur une colline, tenu par un propriétaire étranger. Clairement plus cher que la moyenne locale, mais l’expérience repose presque entièrement sur la vue, et elle vaut le détour. Le coucher de soleil est exceptionnel. En revanche, le petit-déjeuner est décevant et reste le principal point d’amélioration.

Hôtel : Lobster Bay
Chambre : Villa avec piscine privée (1 chambre)
💰 104 € pour 1 nuit + Dîner Seafood 
📍 Mertak, Pujut, Central Lombok Regency, West Nusa Tenggara 83573, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/UAv95M4b4YB4MjA66

Ekas

Cette étape faisait également partie des nuits “exception”, un peu chère, mais dans un cadre exceptionnel. Les bungalows sont posés face à la mer, dans un décor de carte postale, isolés, silencieux, très loin de tout.

À l’arrivée, on déjeune rapidement avant la fermeture des cuisines, la nourriture est plutôt bonne, puis découverte de la chambre. Le contraste avec notre quotidien parisien est immédiat : ici, tout invite à ralentir.

On enfile nos maillots de bain pour rejoindre la plage privée de l’hôtel, entourée de grands rochers. Sur le papier, c’est un rêve. En réalité, la déception est forte. Tout le long du chemin vers la mer, puis sur le sable et surtout dans l’eau, les déchets sont omniprésents. Après ce qu’on avait déjà vu à l’étape précédente, le choc est encore plus dur ici, car la pollution est clairement visible dans la mer. Difficile de ne pas penser aux conséquences directes sur la faune marine. On reste un moment, mais le cœur n’y est pas. On rentre assez dépités.

Le soir, on dîne à nouveau à l’hôtel. Le lieu est tellement isolé qu’on n’avait de toute façon pas vraiment d’alternative. Le repas est bon, l’ambiance calme, mais le contraste entre le cadre idyllique et la réalité environnementale reste en tête.

Le lendemain, réveil au lever du soleil, moment paisible et magnifique. Après le petit-déjeuner, on voulait explorer les plages des alentours. Des vélos sont disponibles, mais Amine avait mal au bras donc impossible pour lui d’en faire. Du coup, nous avons loué un scooter. Initialement, on voulait voir la fameuse Pink Beach, mais le réceptionniste nous explique honnêtement qu’elle n’est pas vraiment rose et surtout très touristique. Il nous oriente vers une autre plage rose mais moins touristique. Le chemin entre l’hôtel et la route principale est caillouteux et compliqué, mais une fois sur la route en scooter, la sensation de liberté est incroyable. Beaucoup de plages sont malheureusement payantes. L’entrée de la plage où nous sommes allés coûtait 20 K IDR pour 2 soit 1€ au total. Par contre attention, il y a une énorme pente pour descendre sur la plage donc probablement très compliqué à vélo ! Là encore quelques déchets sur la plage et dans l’eau, mais rien comparé à la plage de l’hôtel ! On se baigne un peu, puis retour à l’hôtel pour faire les valises et continuer notre road trip.

Hébergement à Ekas

Une nuit dans un hôtel isolé, en bungalows face à la mer, accessible par une piste. Le cadre est exceptionnel, la plage privée sublime sur le papier, mais fortement impactée par la pollution. L’expérience est marquante visuellement, mais laisse un sentiment très mitigé sur l’aspect environnemental.

L’hôtel affiche pourtant une politique environnementale engagée avec bonbonne d’eau dans la chambre, panneaux solaires, coupure de l’électricité à horaires fixes pour réduire la consommation, etc. Nous avons également aperçu plusieurs employés ramasser les déchets sur la plage mais cela ne semble pas empêcher les déchets de s’accumuler. C’est vraiment dommage pour un endroit aussi beau.

Hôtel : Jeevah Beloam Beach Camp
Chambre : One-Bedroom Bungalow Beachfront
💰 87 € pour 1 nuit 
📍 Jl. Pantai Beloam Tanjung Ringgit, Sekaroh, Jerowaru, Kabupaten Lombok Timur, Nusa Tenggara Bar. 83672, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/TU6ErCMvyvRZSY5X9

Selong Balanak

Avant même d’arriver, on avait repéré que les plages autour de l’hôtel semblaient payantes et très touristiques. On a donc choisi de ne pas courir après les spots et de profiter simplement de l’hébergement.

Une fois sur place, déjeuner rapide, installation dans la chambre, puis direction la piscine. Vue dégagée sur la baie, ambiance calme, silence total : exactement ce dont on avait besoin. Nous n’avons pas quitté l’hôtel. Trois jours consécutifs à changer d’endroit nous avaient donné envie de ralentir franchement.

Selong Belanak est connu comme un spot apprécié des surfeurs, mais cette étape a surtout été pour nous une pause, une respiration dans le rythme du road trip, sans programme, sans contraintes. Le lendemain, petit-déjeuner tranquille, puis check-out. Une étape courte, mais nécessaire pour recharger un peu les batteries avant la suite de l’aventure.

Hébergement à Selong Balanak

Un hébergement confortable, bien placé pour une pause, avec une piscine surplombant la zone. Idéal pour se poser sans avoir à bouger, surtout après plusieurs jours de route.

Hôtel : Seven Havens Residence
Chambre : Suite Lit King-Size
💰 69 € pour 1 nuit 
📍 Jl. Pariwisata, Selong Belanak, Kec. Praya Bar., Kabupaten Lombok Tengah, Nusa Tenggara Bar. 83572, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/jF1wS1HwhrqiYAxx6

Pantai Mekaki 

Sur la route vers le prochain hébergement, nous nous sommes arrêté à Pantai Mekaki. Et là, bonne surprise : une plage gratuite, déserte, très peu de déchets, un décor naturel superbe avec une mer calme et des couleurs incroyables. Clairement l’une des plus belles plages que nous ayons vues à Lombok. Un arrêt simple, sans infrastructures touristiques, mais exactement ce qu’on aime. On recommande sans hésiter.

Sekotong Barat

On arrive ensuite à notre hôtel, choisi surtout pour son prix très bas, et sa localisation “les pieds dans le sable”. Sur le papier, c’était parfait pour se poser trois nuits après plusieurs changements d’hôtels consécutifs.

En réalité, l’expérience a été plus compliquée. La chambre correspondait globalement aux photos jusqu’à la salle de bain. Odeurs très désagréables dès qu’on ouvrait un robinet, insonorisation inexistante (la chambre étant collée à l’accueil), et une ambiance générale peu propice au repos.

On a tenté de relativiser en allant se balader sur la plage juste en face. Le cadre est beau, très local, mais nous avons été gêné par l’atmosphère ressentie. Beaucoup de regards, plusieurs demandes insistantes pour prendre des photos avec nous. Rien de dangereux, mais pas vraiment confortable. On ne s’est pas sentis assez à l’aise pour se baigner, ce qui était pourtant l’objectif principal de cette étape.

Malgré un dîner réussi face à la mer (poisson exceptionnel pour Amine), l’ensemble n’était pas ce qu’on recherchait à ce moment du voyage : du calme, du repos et un vrai sentiment de confort. On décide donc de ne pas insister et de faire le check-out dès le lendemain matin, après le petit déjeuner. En cherchant une alternative de dernière minute, on repère Gili Gede, une petite île juste en face. On réserve presque sur un coup de tête sans savoir que ce serait l’un de nos meilleurs choix du séjour à Lombok.

Hébergement à sekotong barat

Hébergement choisi pour son prix attractif et sa proximité immédiate avec la plage. Sur le papier, il cochait toutes les cases pour un séjour de repos.

En réalité, plusieurs points négatifs :

  • Salle de bain sommaire
  • Odeurs désagréables liées à la plomberie
  • Très mauvaise insonorisation, la chambre étant collée à l’accueil
  • Confort global insuffisant pour un séjour de plusieurs nuits

Malgré un restaurant agréable en bord de plage, l’hébergement en lui-même et la plage ne permettaient pas de vraiment se reposer. Nous avons donc préféré changer dès le lendemain, afin de retrouver un cadre plus adapté à un séjour reposant.

Hôtel : Golden Beach Hotel
Chambre : Bungalow Deluxe
💰 107 € pour 3 nuits 
📍 7X89+2R8, Sekotong Barat, Sekotong, West Lombok Regency, West Nusa Tenggara 83365, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/aXMPebDPBDzozWzf6

Gili Gede

Après plusieurs changements d’hôtels et pas mal de déceptions côté plages, on cherchait avant tout du calme, une eau turquoise et un endroit où vraiment se poser. L’arrivée à Gili Gede a tout de suite donné le ton.

Après avoir garé la voiture près d’un petit embarcadère à Lombok, une poignée de locaux est venue spontanément aider Amine à changer un pneu crevé. Une scène simple, humaine, qui résume bien l’accueil qu’on a reçu à Lombok. Quelques minutes plus tard, on embarquait sur un petit bateau qui nous déposait directement sur la plage devant l’hôtel.

Ici, le rythme change immédiatement. Pas de route, pas de bruit, juste la mer, le sable et le soleil. L’île est minuscule, paisible, presque hors du temps. On s’installe, on respire, et on profite enfin de cette sensation de déconnexion totale qu’on était venu chercher.

L’après-midi, on part explorer la plage en face de l’hôtel en snorkeling. Mais la marée est basse et je me suis blessée au genou sur un corail. Sur le moment, cela semblait anodin, mais cette blessure a finalement été plus sérieuse que prévu (j’y reviens plus en détail plus bas dans l’article, après la partie Coût du voyage).

Le lendemain, on embarque pour une excursion snorkeling en bateau, clairement l’un des plus beaux moments du séjour et très loin du snorkeling de masse qu’on a pu voir ailleurs. Peu de monde, plusieurs spots très différents, des coraux aux couleurs incroyables (mais aussi des coraux morts), des bancs de poissons, une mini-île de sable blanc sortie d’une carte postale et même une tortue aperçue par Amine. Un spot était plus stressant à cause des mini-méduses, présentes partout mais rien de dangereux. Juste impressionnant.

En fin de journée, on traverse l’île à pied pour admirer le coucher de soleil côté village. Des jeux sont organisés par les habitants, enfants et adultes mélangés, rires, musique, corde à tirer, ambiance de fête simple et locale. On observe, on sourit, on se sent privilégié d’assister à ça, même si on reste en retrait.

En passant derrière l’hôtel, on découvre beaucoup de déchets, ce qui contraste fortement avec l’image paradisiaque et les discours affichés sur le tourisme durable. On réalise aussi à quel point ces petites îles dépendent de l’extérieur, que ce soit pour l’eau potable ou la gestion des déchets. 

Gili Gede reste l’un des endroits les plus apaisants du voyage. Moins fréquentée que les Gili “classiques”, plus brute, plus calme, avec une vraie sensation d’isolement.

Hébergement à gili gede

Petit hôtel posé au bord de l’eau, accessible en bateau avec une arrivée directement sur la plage. L’ambiance est ultra calme, presque “île privée”, avec des transats face à la mer et une vraie sensation de déconnexion dès les premières minutes.

La chambre est atypique, avec une salle de bain semi-ouverte, comme on en trouve beaucoup en Indonésie. La propriétaire prend le temps d’expliquer le fonctionnement du lieu, de prêter du matériel de snorkeling et de donner des conseils utiles (marées, spots, sécurité). Point plus mitigé côté restauration sur place : la carte se dite faite maison, mais on sent que certains produits sont congelés pour pouvoir proposer plus de choix sur une île aussi isolée.

Et surtout, en se baladant derrière l’hôtel, on tombe sur une zone très chargée en déchets, ce qui casse un peu l’image “développement durable” affichée.

Hôtel : Alam Karang
Chambre : Chambre Double – Vue sur Jardin
💰 84€ pour 2 nuits 
📍 P. Gili Gede, Pelangan, Sekotong, West Lombok Regency, West Nusa Tenggara 83365, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/1xBA9V8HsMmBKm6p8

Détente & Bien-être à gili gede

Massage réalisé directement dans notre chambre par une masseuse de l’île. Ce n’était pas un massage “spa” relaxant, plutôt un massage très tonique, parfois brusque, mais clairement efficace pour dénouer les tensions (surtout après les trajets et le snorkeling). On ressort un peu “cassé” sur le moment, mais avec une sensation de corps plus léger après.

Soin choisi : Massage corps – 60 min
💰 Total ≈ 20 € pour 2 (400 K IDR)
📍 Chambre de l’hôtel

Gili Asahan

Nous avions choisi Gili Asahan après avoir lu que l’île était plus préservée et moins touristique que les célèbres Gili Air, Meno et Trawangan.

Dans les faits, l’île est effectivement plus petite et plus calme, mais elle est déjà très largement occupée par des hôtels. Peu de maisons visibles, et un sentiment persistant que l’île est avant tout pensée pour les visiteurs. Difficile de dire si une véritable communauté locale y vit encore à l’année ou si l’activité repose surtout sur le tourisme et les employés venant de Lombok.

À l’arrivée, l’atmosphère est néanmoins agréable : calme, végétation, mer turquoise, pas de routes, pas de scooters. Le rythme est lent, ce qui est reposant. Nous avions prévu de profiter pleinement de la mer et des fonds marins, mais la météo en a décidé autrement. Orage, pluie, mer agitée : impossible de se baigner comme prévu ni d’explorer les récifs autour de l’île. Une vraie déception, d’autant plus que Gili Asahan est souvent présentée comme un spot idéal pour le snorkeling.

Gili Asahan reste un endroit joli et paisible, mais notre expérience a été fortement conditionnée par la météo. Sans mer praticable, on se rend vite compte que les activités sont plus que limitées, et que l’île peut devenir monotone si l’on y reste plusieurs nuits.

Hébergement à gili asahan

L’hôtel se situe juste à côté du Gili Asahan Eco Resort, où nous voulions loger mais qui était complet.

Le check-in est agréable, avec une boisson de bienvenue, et l’on nous accompagne jusqu’à la chambre. Mention spéciale pour la salle de bain, sans hésitation ma préférée de tout le voyage : ouverte sur l’extérieur, très esthétique, parfaitement intégrée à l’environnement. La chambre est confortable, bien décorée, et l’ensemble est cohérent avec le cadre insulaire.

L’hôtel dispose aussi d’un espace yoga, mais il ne s’agit pas de cours : simplement un espace libre où l’on peut emprunter un tapis. J’y ai fait une séance seule une fois. Le cadre est sympa, mais rien d’exceptionnel.

Nous ne recommandons pas de faire sa lessive à l’hôtel. Les prix sont très élevés (environ 20 € pour 6 kg de vêtements). De notre côté, nous n’avions plus du tout de vêtements propres et avons demandé le service sans connaître le tarif à l’avance. En découvrant l’addition, on a clairement regretté.

Hôtel : Vayam Boutique Resort & Spa
Chambre : Flash Deal Triangle Bungalow with with Free Return Boat from Kores Harbor to Gili Asahan
💰 172 € pour 2 nuits 
📍 Sekotong Tengah, Sekotong, West Lombok Regency, West Nusa Tenggara 83365, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/SLcWrxzmSmqfxFRE9

Où manger à gili asahan?

Restaurant du Vayam Boutique Resort & Spa

Cuisine correcte mais assez fade. Les prix sont élevés par rapport à la qualité proposée, ce qui nous a rapidement poussés à chercher d’autres options.

💰 ~30 € pour 2 plats + 2 jus (500 K IDR)
📍Sekotong Tengah, Sekotong, West Lombok Regency, West Nusa Tenggara 83365, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/SLcWrxzmSmqfxFRE9

Gili Asahan Eco Resort

Clairement une meilleure option. Plats plus travaillés, saveurs plus justes et ambiance plus agréable. Nous y avons mangé 2 fois malgré le fait de ne pas y être logés.

💰 ~15 € pour 2 plats + 2 jus (300 K IDR)
📍Unnamed Road, Sekotong Tengah, West Lombok Regency, West Nusa Tenggara 83365, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/VLGg6FAX4KR4AyNQ8

Vayam Boutique Resort & Spa

Gili Asahan Eco Resort

Détente & Bien-être à gili asahan

L’hôtel dispose de son propre spa, que nous avons testé par curiosité. Le cadre est correct, mais l’expérience ne nous a pas convaincu. Le massage était assez basique, sans réelle technique marquante, et surtout trop cher pour la qualité proposée. On est loin des très bons spas testés ailleurs à Lombok ou au Vietnam. 

Soin choisi : Massage corps – 60 min
💰 Total ≈ 45 € pour 2 (750 K IDR)
📍 Spa de l’hôtel

Gili Meno

Après Gili Asahan, nous reprenons la voiture à Lombok direction le port de Bangsal pour rejoindre Gili Meno. Après être entré dans le parking, un homme nous fait signe de le suivre, nous éloigne du parking principal et nous conduit vers un parking « à part ». Il nous annonce que le bateau public est déjà parti, que le prochain est dans plusieurs heures, puis nous propose un bateau privé à un prix exorbitant. Évidemment, on refuse. Comme par magie, il nous parle alors d’un « fast public boat » qui partirait dans 30 minutes avec un prix global incluant parking + bateau (300K IDR). Sur le moment, fatigués et peu informés, on accepte. Plus tard, on comprendra qu’on s’est clairement fait avoir.

Le ferry est basique, très étroit, et dessert toutes les îles. À l’arrivée à Gili Meno, on découvre une île sans voitures, où tout se fait à pied ou en calèche tirée par des chevaux. Ces dernières sont omniprésentes, et montrent de mauvaises conditions de traitement : chevaux attachés et exposés toute la journée au soleil. À éviter absolument. La marche jusqu’à l’hôtel (12min) paraît interminable sous la chaleur et avec les sacs sur le dos.

Une fois installés, on part explorer l’île. Le snorkeling commence difficilement : rochers, coraux morts près du rivage, et surtout énormément de bateaux chargés de touristes. Mais une fois le gros des groupes partis, on en profite plus. On nage avec des tortues, seules, sans personne autour. Un instant suspendu, hors du temps.

L’une des attractions phares de l’île, ce sont les statues sous-marines Nest, une installation devenue ultra-instagrammable. Elles ont été installées en 2017, à l’origine pour servir de support à la repousse des coraux. Sur le papier, l’idée est intéressante. Sur place, la réalité est beaucoup plus nuancée.

Les statues se trouvent face à l’hôtel Bask Gili Meno, à quelques dizaines de mètres du rivage. En fonction de la marée, il faut nager environ 20 à 30 mètres à marée haute, et un peu plus à marée basse, avec parfois très peu de profondeur. Depuis la plage, la nage est courte, mais l’endroit est saturé toute la journée. Des bateaux arrivent en continu depuis Gili Air et Gili Trawangan. Les groupes se succèdent, les guides organisent les tours pour la photo, les gens se bousculent. Nous y sommes allés à 8h, vers 12h et autour de 15h, et à chaque fois, il y avait énormément de monde. Autre problème : les visiteurs ne se contentent pas d’un ou deux clichés. Beaucoup reviennent plusieurs fois, enchaînent photos et vidéos, ce qui rallonge considérablement le temps de présence sur place et bloque le flux. Certains touristes, et même des guides, s’appuient sur les statues, parfois directement sur les têtes. Dans ces conditions, difficile d’imaginer que les coraux puissent réellement jouer leur rôle à long terme. Amine a réussi à s’imposer quelques secondes sous l’eau pour prendre quelques photos. De mon côté, impossible. Fatigue après la nage, flottabilité compliquée, trop de monde, stress, etc. Bref, un échec total. Et au final, avec une telle affluence, l’expérience perd clairement toute sa magie.

Un autre choc sur Gili Meno : les bébés tortues. Dans plusieurs endroits, on voit des aquariums, remplis de petites tortues entassées les unes sur les autres. Des pancartes indiquent « ne pas toucher », mais des enfants jouent avec l’eau, les parents laissent faire, et les locaux encouragent les « dons ». Voir des animaux utilisés ainsi est franchement déprimant, et pose un vrai problème éthique.

Malgré tout, Gili Meno offre aussi des moments très forts. Des couchers de soleil incroyables, parmi les plus beaux du voyage. Une île plus petite, plus calme que Gili T, où l’on sent encore un peu de vie locale en s’éloignant des plages touristiques, avec quelques habitations et des warung (=restaurant local) simples et abordables.

Le départ du port est à l’image de l’arrivée : tendu. Nouvelle confrontation au port, nouvelle tentative de surfacturation de la part du local qui nous avait conduit au parking.

Hébergement à gili meno

Un hôtel situé au centre de l’île, à quelques minutes de marche de la plage. Le cadre est agréable et calme, mais l’accès à la mer demande un peu de marche, ce qui peut être contraignant avec la chaleur et les sacs.

Un point positif : l’hôtel met à disposition des chaussures d’eau et du matériel de snorkeling. En revanche, l’utilisation de l’équipement est payante, ce qui n’était pas du tout expliqué au départ.

Un hébergement correct pour explorer l’île, mais sans coup de cœur particulier.

Hôtel : Meno Dream Resort
Chambre : Bungalow Traditionnel Standard
💰 102 € pour 2 nuits 
📍 Gili Meno, Gili Indah, Kec. Pemenang, Lombok, Nusa Tenggara Bar. 83352, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/BuWX63Qqw3DDUKR49

Où manger à gili meno?

Le Batavia

Un vrai coup de cœur. Restaurant tenu par un Indonésien originaire de Jakarta, installé à Gili Meno depuis quelques années. Cuisine simple, bien exécutée, savoureuse et à prix raisonnable. 

💰 ~12 € pour 2 plats + 2 jus (240 K IDR)
📍Bounty Wreck Street, Gili Meno Gili Meno, Gili Indah, Kec. Pemenang, Kabupaten Lombok Utara, Nusa Tenggara Bar. 83350, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/RmhJ2EHLK4Pjs4pa9

Sunset Bar

Parfait pour boire un cocktail au coucher du soleil, ambiance détendue, vue incroyable. En revanche, on ne recommande pas forcément pour dîner car la nourriture n’était pas très bonne donc mieux vaut s’y arrêter pour un verre.

💰 ~20 € pour 2 cocktails, 2 plats et 1 eau (400 K IDR)
📍Jalan.Pante Bounty gili meno island, Lombok utra NTB Lombok, Gili Indah, Kec. Pemenang, Mataram, Nusa Tenggara Bar. 83352, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/aJ5tVX92sWAvRiyK9

Mahamaya

Nous nous y sommes arrêtés principalement pour le cadre. En revanche, la cuisine ne nous a pas marqué et les prix sont élevés par rapport à des restaurants plus locaux de l’île.

💰 ~ 22 € pour 1 entrée, 1 plat, 2 jus et 1 eau (430 K IDR)
📍Gili Meno, Pemenang, Lombok Utara, Nusa Tenggara Barat, Indonésie

https://maps.app.goo.gl/PsrAopKP8zKZ88J4A

Le Batavia

Mahamaya

Senaru

Après plusieurs jours entre plages et îles, le changement est radical. À Senaru, fini la mer : place à la jungle, aux routes de montagne et à l’ombre du volcan. Dès l’arrivée dans la région, l’ambiance est plus rurale.

Sur Google Maps, un message nous indique de laisser la voiture avant d’atteindre l’hôtel. Sauf qu’il n’y a ni parking, ni vraie alternative, et que l’hôtel est encore à plusieurs minutes à pied. On voit pourtant une route. Petite, étroite, mais une route quand même. On décide de tenter. Très vite, la forêt se referme autour de nous. La route continue, puis le vide apparaît. Pas un petit ravin : un gouffre. Profond, vertigineux, sans aucune barrière. Si la voiture glisse, il n’y a clairement pas de seconde chance. Amine avance à peine à 2 km/h, collé au côté intérieur. Le vide est de mon côté. Autant dire que je ferme les yeux une bonne partie du trajet. Dans le sud de la France, ce genre de route me met déjà mal à l’aise alors ici, avec l’état de la chaussée et l’absence de barrières, c’était un vrai test pour les nerfs. Le trajet paraît interminable. On finit pourtant par arriver à l’hôtel, entiers. Même le réceptionniste est surpris de nous voir débarquer en voiture. Apparemment, peu de gens osent s’engager jusque-là avec une voiture.

Une fois sur place, le stress retombe. La vue sur le volcan est directe, imposante, presque irréelle. On déjeune, on sort le drone, on se promène dans les environs. L’environnement est magnifique, très vert, très calme.

La chambre, en revanche, est extrêmement simple, avec quelques signes visibles d’insalubrité. Ce n’est clairement pas le confort qui fait le charme de l’endroit, mais le cadre. Et comme on ne reste qu’une nuit, on décide de faire abstraction.

Le lendemain matin, le volcan se dévoile complètement, sans nuages. La lumière est superbe.

On fait tranquillement le check-out. En même temps, on assiste à une scène dont nous n’avons pas l’habitude en France : des locaux, tout en haut des palmiers qui coupent des noix de coco à la machette. Une scène impressionnante vu la hauteur!

Il faut maintenant reprendre la route de la mort dans l’autre sens. Spoiler : Amine gère encore une fois le passage avec un calme impressionnant. Soulagement total en retrouvant une route plus large.

Hébergement à senaru

Un hébergement très basique, choisi pour son emplacement au cœur de la région plutôt que pour son confort. Chambre simple, équipements rudimentaires, quelques défauts visibles, mais une vue directe sur le volcan qui fait rapidement oublier le reste. Une option correcte pour une nuit, si l’objectif est clairement le cadre naturel et non le confort.

Hôtel : Rinjani Eco Villa Senaru
Chambre : Chambre Deluxe
💰 18 € pour 1 nuit
📍 PC98+H46, Bayan, North Lombok Regency, West Nusa Tenggara 83354, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/6vQD6dxuECW8XRpN9

Route Senaru < Tetebatu

En quittant notre hébergement à Senaru, nous avons fait un détour par la mosquée Bayan Beleq, construite au XVIème siècle et considérée comme la mosquée la plus ancienne de Lombok. Elle est construite en matériaux naturels, très simple. Le guide nous fait également visiter le village à côté en nous expliquant le fonctionnement et la culture. C’est le seul endroit en Indonésie où cohabitent les chiites et les sunnites. 

Nous reprenons la route, qui commence à monter. Encore et encore. Plus on s’approche du volcan, plus le paysage devient spectaculaire. De larges routes neuves, la mer encore visible sur le côté, les montagnes en ligne de mire. Amine l’a clairement désignée comme la plus belle route du voyage. Conduire ici est un vrai plaisir, fluide, grandiose, presque irréel. On s’arrête déjeuner dans un restaurant avec vue sur les montagnes. La nourriture est bonne, simple, efficace.

Dans cette région, les cultures de fraises sont omniprésentes : on en achète sur le bord de la route, et elles sont incroyablement sucrées.

On s’arrête aussi à un point de vue payant. La montée est rude sous le soleil, mais la vue en haut vaut largement l’effort.

En redescendant, changement d’ambiance. La route traverse une forêt dense, et on croise de nombreux singes. Leur comportement est très différent de ceux vus ailleurs : ils sont nerveux, parfois agressifs. Amine veut de leur donner des fraises, mais, plus tard, le propriétaire de notre hébergement confirmera que nourrir ces singes est une très mauvaise idée. Ils sont d’ailleurs surnommés localement comme des singes “mendiants”, habitués à l’humain, ce qui crée des comportements problématiques.

Tetebatu

Après Senaru, nous étions déjà plongés dans une Lombok très verte, montagneuse et agricole. Tetebatu était donc une suite logique.

Nous arrivons près du logement et nous laissons la voiture derrière nous, puisqu’un panneau indiquait que les voitures étaient interdites plus loin. On termine à pied pour rejoindre notre hébergement, niché au milieu des rizières. Autour, uniquement des champs de riz, quelques maisons, et ce calme si particulier des zones rurales. On se promène dans les alentours, on observe la lumière de fin de journée, on prend le temps. L’endroit invite naturellement à ralentir.

Le lendemain, nous partons explorer la région avec un jeune guide local qui travaille directement dans notre hébergement. Très vite, il nous parle de la culture du riz, des saisons, des différentes étapes du travail, etc. À un moment, il nous propose d’essayer. J’enlève donc mes chaussures et je mets les pieds dans la boue pour planter le riz. L’eau est étonnamment chaude, ce qui est très agréable. Mais le dos fatigue vite. Quelques minutes suffisent pour comprendre à quel point ce travail est physique et répétitif. La marche continue à travers les rizières et les collines.

On rejoint une première zone de cascades, accessible par un escalier en bambou franchement peu rassurant. Plusieurs chutes d’eau se succèdent, le décor est très beau, mais il faut être attentif à chaque pas.

La seconde cascade est vraiment différente. Le sentier est glissant et marcher pieds nus peut vite devenir douloureux en raison de bouts de roche pointus. Si l’on vous propose des chaussures adaptées, mieux vaut accepter. Après une courte marche, on arrive face à une cascade encaissée, presque comme dans une grotte, avec une ouverture au sommet qui laisse entrer la lumière. L’eau est glacée et le jet très puissant, mais nous passons un très bon moment dans ce lieu isolé.

Après cette deuxième cascade, le guide nous emmène déjeuner dans un restaurant avec vue sur les rizières. Il ne mange pas avec nous, ce qui laisse penser que les guides et les touristes n’ont pas les mêmes menus ou tarifs. Le restaurant est rempli de voyageurs, mais le cadre reste agréable, ouvert sur les champs de riz.

L’après-midi se poursuit par de longues balades entre les rizières, jusqu’à atteindre la forêt des singes. Rien à voir avec la forêt de Bali, ni avec les singes parfois agressifs que l’on croise sur la route du volcan de Lombok. Ici, les singes sont discrets, restent dans les arbres, observent de loin. Ils ne cherchent ni le contact, ni la nourriture.

En fin d’après-midi, le guide nous emmène dans deux villages artisanaux. Dans le premier, des femmes fabriquent des objets en bambou. Elles tressent le bambou avec une rapidité et une précision impressionnantes. Elles nous font essayer, nous offrent de l’eau, des snacks, et même de petites bagues artisanales. L’activité n’est pas payante, mais acheter quelques objets dans leur boutique devient presque évident, tant l’accueil est chaleureux. Dans le second village, spécialisé dans le tissage textile, on découvre un savoir-faire rare autour de la confection du sarong. Tout est fait à la main. Un seul sarong peut nécessiter près d’un mois de travail. Chaque île possède ses propres motifs, introuvables sur les marchés touristiques. Comprendre ce processus change complètement le regard que l’on porte sur ces tissus et sur leur prix.

On rentre à Tetebatu fatigués, sous une pluie légère, mais profondément marqués. Cette journée restera clairement l’une des meilleures de notre voyage. On a appris énormément de choses, marché pendant des heures, découvert des paysages magnifiques, et surtout partagé des moments simples, sans mise en scène. Tetebatu nous a offert une immersion sincère, humaine et profondément enrichissante, exactement ce que l’on espérait en venant à Lombok.

Hébergement à tetebatu

Un hébergement à taille humaine, très bien intégré dans le paysage, avec une vraie sensation d’être au milieu de la nature. L’endroit est paisible, entouré de rizières, et constitue une excellente base pour explorer Tetebatu à pied ou avec un guide local. Nous avons dormi dans de petites cabanes en bambou, au cœur des rizières. Le cadre est superbe, très calme, totalement dépaysant. Les cabanes sont bien intégrées dans le paysage. En revanche, seul point faible de l’hébergement, la salle de bain est extrêmement sommaire: ouverte, sans confort, avec la présence d’insectes et d’araignées.

Le vrai point fort reste le propriétaire, un local, ce qui est assez rare à Lombok. Son accueil est chaleureux, sincère, et son implication se ressent immédiatement.

Hôtel : Rinjani Eco Villa Senaru (Airbnb)
Chambre : Chambre Deluxe
💰 31,66 € pour 2 nuits
📍 PC98+H46, Bayan, North Lombok Regency, West Nusa Tenggara 83354, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/6vQD6dxuECW8XRpN9

Où manger à tetebatu?

A l’Airbnb

Les deux dîners ont été pris à l’hébergement, et c’était clairement un point fort du séjour. Cuisine 100 % faite maison, fraîche, généreuse, préparée par la femme du propriétaire. Des plats simples mais parfaitement exécutés. L’un des meilleurs repas du séjour, sans hésitation.

💰 ~2,5 € (50 K IDR par dîner et par personne)
📍PC98+H46, Bayan, North Lombok Regency, West Nusa Tenggara 83354, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/RmhJ2EHLK4Pjs4pa9

Le déjeuner lors de la journée guidée s’est fait dans un restaurant avec vue sur les rizières. Bonne nourriture, cadre agréable, parfait pour une pause après la marche. Mais restaurant avec seulement des touristes, les guides mangeant probablement entre eux, séparément. Malheureusement, nous n’avons pas enregistré l’adresse sur le moment et impossible de retrouver le restaurant sur internet.

 

Bon Plan - Recommandation de Taxi

Nous avons rencontré Roni, un jeune chauffeur indépendant qui nous a conduit à l'aéroport de Lombok et que nous recommandons fortement. Il parle très bien anglais et conduit une voiture confortable. Il travaille à son compte, ce qui signifie que l’argent lui revient directement, contrairement aux taxis réservés via les hôtels où une grande partie de la course est reversée à l’établissement. Grab ne fonctionnant pas partout sur l'île, il est important d'avoir quelques contacts sur place. Numéro de téléphone : +62(0)85333812402 / riyukenza960@gmail.com

Central Lombok – Aéroport

Pour cette toute dernière nuit à Lombok, on a choisi un hôtel près de l’aéroport pour éviter le stress d’un départ très tôt. Swiss-Belcourt Lombok est à une dizaine de minutes en voiture et propose des navettes gratuites, ce qui est clairement son principal avantage.

À l’arrivée, on nous annonce un surclassement gratuit qui, en réalité, ne se ressent pas du tout. La chambre est très petite, au point qu’on se demande à quoi ressemble la catégorie standard.

Autre point franchement moyen : on nous demande de laisser un avis Google avant même d’avoir vu la chambre, une pratique de plus en plus courante mais toujours aussi dérangeante.

L’hôtel appartient à un groupe hôtelier international, donc l’impact local est limité.

On déjeune sur place, mais la nourriture est chère et sans intérêt. Le soir, on commande à manger via Grab pour dîner tranquillement dans la chambre : encore une déception, ce n’était vraiment pas bon.

Hébergement près de l’aéroport

Hôtel : Swiss Belcourt Lombok
Chambre : Chambre Deluxe > Surclassement 
💰 29 € pour 1 nuit
📍 PC98+H46, Bayan, North Lombok Regency, West Nusa Tenggara 83354, Indonésie
https://maps.app.goo.gl/6vQD6dxuECW8XRpN9

Notre regard sur le tourisme durable à Lombok

Lombok a été notre plus gros coup de cœur du voyage. Une île encore brute, avec des plages spectaculaires, des fonds marins vivants par endroits, des villages très authentiques, des paysages qui donnent l’impression d’avoir encore un temps d’avance sur le tourisme de masse. Et pourtant, les locaux nous l’ont répété, presque toujours de la même manière, sans colère mais avec lucidité : « Lombok deviendra Bali dans 10 ou 20 ans ». Cette phrase est revenue plusieurs fois, comme un avertissement.

L’île attire de plus en plus d’investisseurs, de projets touristiques, d’hébergements présentés comme “éco”. Cette arrivée massive d’investissements soulève une question centrale : qui bénéficie réellement du développement touristique ? La plupart des hébergements les plus confortables ou les plus visibles sont tenus par des propriétaires étrangers. Cela ne veut pas dire que les locaux n’en profitent pas du tout, mais la part qui leur revient reste difficile à mesurer, tandis que les prix augmentent rapidement. On sent une inquiétude réelle, nourrie par l’exemple de Bali, que tout le monde connaît ici.

Sur place, les contradictions sont constantes. L’eau n’est pas potable. Résultat : une consommation quasi automatique de bouteilles en plastique. J’avais pourtant une gourde filtrante. Mais c’était une première, et honnêtement, la peur de tomber malade était bien réelle. Entre la chaleur, la fatigue et les longs trajets, je n’ai pas toujours osé l’utiliser exclusivement. J’ai parfois utilisé les bouteilles mises à disposition par les hébergements, en sachant très bien que ce n’était pas cohérent avec mes intentions de départ.

Les déplacements ont été un autre sujet. Il n’existe quasiment pas de transports en commun à Lombok. Grab est très limité, les taxis chers et souvent gérés par les hôtels. Nous avions envisagé de tout faire en taxi, mais au vu des distances et des coûts, cela devenait irréaliste. Nous avons finalement loué une voiture. C’était plus fluide, plus pratique, mais aussi plus dépendant du carburant, de routes parfois en mauvais état, et de trajets parfois stressants dans des zones isolées.

Un autre choc, plus visuel celui-là, a été la gestion des déchets. Dès les premières plages, le contraste est saisissant. Des endroits magnifiques, parfois totalement vides, et pourtant des déchets disséminés dans le sable, la végétation, et surtout dans la mer. Le choc est d’autant plus fort que ces lieux semblent presque intacts à première vue. Ce n’est pas un manque de volonté des habitants, mais un problème structurel : peu d’infrastructures de collecte, pas de tri, peu de solutions locales. Une partie des déchets vient aussi de la mer, charriée par les courants depuis d’autres îles. Même les coins les plus isolés ne sont pas épargnés.

Certaines situations ont aussi soulevé de vraies questions éthiques, notamment autour du bien-être animal. Sur des îles voisines comme Gili Meno, voir des chevaux tirer des calèches sous un soleil écrasant, ou des bassins de bébés tortues présentés comme des “sanctuaires”, laisse un goût amer. Ce sont des images difficiles à ignorer quand on essaie de voyager de manière plus consciente.

Malgré tout, Lombok reste aujourd’hui bien plus équilibrée que beaucoup d’autres destinations indonésiennes.

En dehors de zones comme Kuta Lombok, le tourisme de masse est encore limité. Les échanges avec les habitants sont simples, chaleureux, souvent désintéressés. On sent que l’île n’est pas encore totalement façonnée pour les touristes, et c’est précisément ce qui la rend si attachante. Lombok donne cette impression paradoxale d’un lieu encore préservé, mais déjà sous pression. Voyager ici, ce n’est pas voyager parfaitement durable. C’est apprendre, se confronter à ses propres limites, faire des compromis, parfois se tromper. Mais c’est aussi comprendre, de manière très concrète, à quel point certaines destinations sont fragiles. Et c’est sans doute pour cela que Lombok marque autant et donne envie d’y revenir, avec l’envie de faire mieux la prochaine fois.

Comment se déplacer à Lombok ?

À Lombok, il n’existe pas de transports en commun. Pas de train, pas de réseau de bus reliant facilement les différents coins de l’île. Pour se déplacer, les seules options réalistes sont le scooter, la voiture ou les taxis.

Au début du voyage, nous avons donc fait comme beaucoup de voyageurs : passer par nos hôtels pour réserver les trajets. C’était simple, rassurant mais très cher. Booking proposait aussi des transferts, souvent plus coûteux. Les premiers jours, on n’osait pas vraiment faire autrement, faute de connaître les alternatives locales.

Le déclic est venu après notre nuit à Ekas. En faisant les comptes, on s’est rendu compte que continuer ainsi ferait rapidement exploser le budget. Les distances à Lombok sont longues, on change souvent souvent d’endroit, et chaque trajet en taxi représente un vrai coût. Nous avons alors décidé de louer une voiture pour la suite du voyage (via Vibes Lombok Car Rental) et clairement, on aurait dû le faire dès le début.

Conduire un scooter n’était pas une option pour moi, surtout sur de longues distances. Louer deux scooters n’était donc pas possible. La voiture s’est révélée être le compromis idéal. Amine aime conduire et gérait très bien, et finalement, la route fait pleinement partie de l’expérience à Lombok. Les paysages entre chaque étape sont magnifiques : routes en bord de mer, collines verdoyantes, villages, rizières. Les plus beaux trajets se trouvent clairement vers le nord de l’île. À l’inverse, dans le sud-ouest, certaines routes sont plus anciennes, étroites, parfois en mauvais état, et demandent davantage de vigilance, surtout sous la pluie.

Pour explorer Lombok librement, scooter ou voiture sont indispensables. Et pour rejoindre les îles alentours, il faut compter sur des ferries (Gili Air, Meno, T) ou de petits bateaux locaux, notamment pour Gili Asahan ou Gili Gede.

Avec le recul, louer une voiture nous a offert une vraie liberté, une meilleure maîtrise du budget, et surtout une immersion beaucoup plus forte dans l’île.

Important - Les coraux sont vivants et extrêmement fragiles

Les coraux sont des êtres vivants très importants : ils servent d’abri à de nombreux poissons et aident à garder les océans en bonne santé. Les toucher, marcher dessus ou même les frôler peut les endommager définitivement. Leur croissance est très lente : quelques millimètres à quelques centimètres par an selon les espèces. Autre point souvent ignoré : les coraux peuvent provoquer des blessures sérieuses. En marée basse, mon genou a heurté un corail par accident et j'ai fait une mauvaise réaction. Règles simples : on ne touche pas, on ne marche pas dessus et on garde ses distances.

ASTUCES DURABLES

1
Ne rien laisser derrière soi Plages, rizières, routes isolées… même un “petit” déchet finit souvent dans la mer. À Lombok, la gestion des déchets est un vrai défi. Ce qu’on laisse ne sera probablement jamais ramassé.
2
Refuser les calèches à cheval Elles sont encore présentes dans certains endroits touristiques comme Gili Meno. Même si les chevaux semblent “en forme”, on n’a aucune garantie sur leurs conditions de travail, de repos ou de soins.
3
Observer les animaux sans interaction Tortues, poissons, étoiles de mer… on observe, on photographie, mais on ne touche pas. Même si “tout le monde le fait”, cela perturbe les animaux et leur écosystème.
4
Soutenir les petits restaurants locaux Manger local, c’est souvent meilleur, moins transformé, moins emballé, et plus bénéfique pour l’économie locale.
5
Voyager avec une gourde filtrante L’eau n’est pas potable à Lombok et les bouteilles plastiques sont partout. Une gourde filtrante permet d’éviter des dizaines de bouteilles par semaine, surtout quand on bouge beaucoup en road trip.
6
Ne jamais toucher les coraux Les coraux sont des organismes vivants extrêmement fragiles. Un simple contact peut les tuer. Snorkeler à marée haute, garder ses distances et porter des chaussures d’eau si nécessaire permet de limiter les dégâts.
7
Privilégier des hébergements tenus par des locaux Si le confort n'est pas votre priorité (à l'inverse de nous !), réservez dans des guest house simples, tenues et appartenants à des locaux et souvent moins chères que les hôtels.
8
Limiter les déplacements Les distances sont longues et les taxis coûteux. Regrouper les activités, rester plusieurs nuits au même endroit et accepter de “moins voir” permet de réduire son impact tout en profitant davantage.

Habitudes, culture & religion : ce qu’il faut savoir

Une île profondément musulmane

Lombok est musulmane à environ 90 %. La religion est visible, assumée, et intégrée au quotidien.

On parle souvent de « l’île aux 1 000 mosquées », mais la réalité est bien au-delà : plus de 8 000 mosquées et petits lieux de prière sont recensés sur l’île, ce qui explique la présence très régulière de l’appel à la prière. Dans beaucoup de blogs et vlogs, cet appel est présenté comme une contrainte sonore. Mais en réalité, c’est surtout une question de perception. Pour Amine, l’expérience a été à l’inverse : sentiment d’apaisement, de familiarité, de cohérence culturelle. L’appel à la prière fait partie du paysage sonore, au même titre que le bruit des vagues ou du vent dans les palmiers.

Le peuple sasak, cœur culturel de Lombok

La culture de Lombok est avant tout celle du peuple Sasak, majoritaire sur l’île. Elle repose sur des valeurs simples et solides : communauté, respect des anciens, religion, rythme de vie lent. Contrairement à Bali, la culture sasak n’est pas mise en scène pour les touristes. Peu de spectacles, peu de cérémonies accessibles spontanément, peu d’explications. La culture se vit au quotidien, dans les villages, les marchés, les échanges.

Si l’on attend du folklore visible, Lombok peut sembler discrète. En réalité, la culture est là, mais elle n’est pas exhibée.

Une histoire religieuse ancienne et locale

L’islam pratiqué à Lombok est ancien et parfois teinté de traditions locales sasak. La mosquée Masjid Bayan Beleq, construite au XVIᵉ siècle au nord de l’île, en est un bon exemple. Nous l’avons visitée avec un guide local, indispensable pour comprendre son histoire et ses spécificités. Elle illustre un islam ancien, loin d’une pratique standardisée ou rigoriste.

Mosquées : omniprésentes mais peu touristiques

Les mosquées sont partout, de la simple salle de prière de quartier aux grandes mosquées régionales. Cependant, la grande majorité ne se visite pas comme un site touristique. En pratique : Les mosquées sont avant tout des lieux de culte, pas des monuments ouverts L’accès aux non-musulmans dépend du lieu, du moment et de la communauté. En dehors de quelques mosquées historiques, rien n’est aménagé pour la visite Nous n’en avons visité qu’une seule, Masjid Bayan Beleq, et cela ne nous a pas frustré. Lombok ne pousse pas à consommer la religion comme une curiosité.

Tenue vestimentaire

Contrairement à certaines idées reçues, la pression vestimentaire est faible pour les voyageurs. Shorts, débardeurs ou robes légères ne nous ont valu aucune remarque, y compris dans des zones peu touristiques. En revanche, lors de la visite de Masjid Bayan Beleq, le guide nous a demandé à tous les deux de porter un sarong. La demande était respectueuse, nous l’avons accepté, tout simplement.

Gentillesse et rapports humains

Ce qui marque le plus à Lombok, ce n’est pas la religion en elle-même, mais la gentillesse constante des habitants. Sourires spontanés, aide sans attente, échanges simples. Le tourisme de masse n’a pas encore abîmé le rapport à l’autre, et cela se ressent. La foi structure la société, mais elle s’exprime surtout par l’accueil, la patience et la retenue, et non pas par la démonstration.

Place des femmes

Les rôles restent globalement traditionnels, surtout en zone rurale. Les femmes sont très présentes dans l’économie locale (marchés, artisanat), mais la société reste plus conservatrice que sur Bali.

Fêtes et traditions

Les grandes fêtes musulmanes comme le Ramadan et l’Aïd rythment l’année. Certaines cérémonies locales mêlent prières, musique et traditions sasak. Elles ne sont pas des attractions touristiques et s’observent avec discrétion et respect, à distance.

Détente & Bien-être à Lombok

À Lombok, nous avons testé quelques massages au fil du voyage, surtout après de longues journées de snorkeling ou de route. Sur le moment, ça fait du bien, évidemment, mais avec le recul la qualité était très inégale. Les gestes étaient souvent efficaces mais assez brusques, et l’expérience globale manquait parfois de confort ou de vraie relaxation.

Comparé au Vietnam, où les soins sont à la fois plus qualitatifs, plus constants et souvent moins chers, Lombok nous a clairement moins convaincu sur cet aspect. Disons que c’est agréable pour soulager les muscles, mais pas une destination que nous recommanderions spécifiquement pour le bien-être ou les massages.

Important – Ne jamais toucher les tortues (ni les étoiles de mer)

Qu’elles soient dans la mer ou en bassin, les tortues ne doivent jamais être touchées. Le simple contact humain peut leur transmettre des bactéries ou des résidus chimiques (crème solaire, gel hydroalcoolique, savon, insecticide), susceptibles d’altérer leur système immunitaire. Dans les bassins ou aquariums, mettre la main dans l’eau suffit parfois à les contaminer. C’est aussi valable pour les étoiles de mer : les sortir de l’eau ou les manipuler peut provoquer un stress extrême, voire la mort. Les structures sérieuses l’interdisent clairement. Si le contact est encouragé ou banalisé, ce n’est pas de la pédagogie, c’est du tourisme non éthique.

Prix du voyage (pour 2 personnes)

Pour 15 jours et 10 étapes, le budget total s’élève à 1 975,60 €. La dépense principale reste l’hébergement, avec 943,56 €, soit près de 48 % du budget total. Vient ensuite la nourriture, pour 488,29 €.

Lombok offre une large marge d’ajustement. En choisissant des hébergements plus simples et en mangeant davantage dans des warungs locaux, il est très facile de diviser ce budget par deux, sans renoncer à la qualité de l’expérience.

Notre budget reflète surtout un choix de confort, de diversité d’étapes et de rythme, plus qu’un coût de la vie élevé sur l’île.

Hébergements

943,56 €

Nourriture

488,29 €

Location voiture (11 jours) + Essence + Parking

200 €

Taxis

105,97 €

Transport Bateau

36,37 €

Activités

65,28 €

Bien-être

89,38 €

Lessive

19 €

Courses

6 €

Souvenirs

21,75 €

Total

1975,6 €

Blessure au corail : une mise en garde nécessaire

À Gili Gede, je me suis blessée sans le vouloir sur un corail, lors d’une baignade à marée basse. Les coraux étaient de plus en plus proches, donc je décide de faire demi-tour, pour éviter de les toucher. Mais malheureusement, dans le mouvement, mon genou effleure un corail. Sur le moment, ça pique un peu, ça saigne, mais rien d’alarmant. La propriétaire me fournit du papier imbibé de vinaigre blanc à laisser poser 1h sur la plaie. Ce que je fais, malgré la sensation de brûlure.

Les jours suivants, la situation s’est compliquée. Les plaies se sont infectées, avec apparition de pus et une gêne lorsque je marchais. Sur conseil de la propriétaire de l’hôtel, je me rends dans une clinique locale où j’ai été prise en charge très rapidement et où l’on m’a prescrit des antibiotiques par voie orale ainsi qu’une crème antibiotique à appliquer localement. Par contre pas d’ordonnance, de facture officielle, juste le médecin à payer en cash pour les médicaments. 

La guérison a été longue, bien plus que pour une coupure classique. Plusieurs mois après, la cicatrice est encore visible.

Cet épisode est un rappel très concret : les coraux sont vivants et extrêmement coupants, mais aussi chargés de bactéries. Les toucher, marcher dessus ou s’y appuyer peut non seulement les endommager gravement, mais aussi provoquer des blessures sérieuses chez l’humain.

Conclusion

Lombok est une île incroyablement belle, généreuse, lumineuse. On y a vécu des moments forts, dormi dans des hôtels sublimes, admiré certains des plus beaux couchers de soleil de notre vie.

Mais Lombok, c’est aussi une île sous pression. Gestion des déchets compliquée, développement touristique rapide, discours locaux très clairs : beaucoup disent que Lombok est le Bali d’il y a 20 ans et que Lombok subira le même sort que Bali d’ici une dizaine d’années.

Avec le recul, on ferait sans doute quelques choix différemment : rester plus longtemps au même endroit, utiliser davantage la gourde filtrante, varier la nourriture (oui, on a clairement abusé du nasi et du mie goreng), et voyager encore plus consciemment.

Malgré tout, Lombok reste un immense coup de cœur. Une île qui mérite d’être découverte, respectée, et protégée. On sait déjà qu’on y retournera, avec plus de temps, plus de recul, et des choix encore mieux alignés avec nos valeurs.

Je suis persuadée qu’on peut tous voyager autrement, à notre échelle. Sur Voyager Mieux, je mêle conseils pratiques et récits de terrain, pour inspirer sans culpabiliser.

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